Usine Nouvelle: « Nucléaire franco-chinois : des accords « complémentaires » à venir »

L’accord conclu en 2012 entre les français EDF, Areva et le chinois CGNPC, validé par le gouvernement, suscite des craintes sur les transferts de technologies du savoir-faire nucléaire français. Il fera l’objet d’accords « complémentaires » sur la propriété intellectuelle entre Areva et CGNPC, a assuré jeudi 27 décembre un responsable d’EDF.

Le feuilleton industriel et politique continue. L’accord nucléaire tripartite de 2012 entre les français EDF,Areva et le chinois CGNPC, validé par le gouvernement, mais qui suscite des craintes sur les transferts de technologies, fera l’objet d’accords« complémentaires » sur la propriété intellectuelle entre Areva et CGNPC, a assuré jeudi 27 le directeur de la production d’EDF, Hervé Machenaud.

LES CRAINTES CONCERNANT LES TRANSFERTS DE TECHNOLOGIES « INFONDÉES »

Hervé Machenaud s’est ainsi voulu rassurant après les informations du Canard enchaîné du mercredi 26 décembre. Le journal satirique faisait état de risques de transferts de technologies abusifs dans le cadre d’un accord qu’auraient signé EDF et CGNPC, sans en aviser Areva.

« Ces craintes (sur des transferts de technologies, ndlr) sont infondées. Ce texte fera l’objet d’accords explicites complémentaires, sur
la propriété intellectuelle, entre Areva et CGNPC »
, a déclaré Hervé Machenaud à Aujourd’hui en France/Le Parisien.

Cet accord aux contours mystérieux passé fin 2012 est supposé permettre le développement d’un nouveau réacteur de 1000 mégawatts commun aux trois signataires, selon EDF.

Le dossier est d’autant plus sensible que le patron du groupe public EDF, Henri Proglio, qui a eu des relations tendues avec le gouvernement, aurait dans un premier temps proposé en 2011 de nouer un accord incluant uniquement EDF et CGNPC, et que, selon certaines sources, ce projet d’accord initial, qui n’a finalement pas abouti, proposait des transferts de technologies encore plus importants.

Hervé Machenaud est revenu sur ces épisodes dans son entretien avec le journal. « Le contexte de l’époque était différent », rappelle-t-il, en référence aux relations difficiles entre les deux champions nucléaires français, EDF pour l’exploitation, Areva pour la construction.

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