Usine Nouvelle: « Des intérêts français limités dans le gaz algérien »

Les entreprises françaises des secteurs pétroliers et parapétroliers français sont présentes en Algérie, mais de manière limitée. Ceci n’empêche pas ces groupes de renforcer leur sécurité suite à la prise d’otage en cours sur le champ gazier d’In Anemas, opéré par BP.

L’Algérie est une grande puissance pétrolière et gazière. Elle est le huitième producteur mondial de gaz naturel et fournit 11 % des besoins européens. Naturellement, on pourrait s’attendre à une forte présence de la France, qui compte la cinquième major mondiale et l’un des premiers secteurs parapétroliers au monde. Ce n’est pourtant pas le cas.

Total est bien sûr présent sur quelques champs aux côtés d’autres opérateurs. En 2011, la production algérienne de Total s’élevait à 33 000 barils équivalents pétrole par jour sur une production totale de 2,346 millions de barils par jour. On retrouve aussi Technip qui a remporté fin 2010 un contrat pour la réhabilitation et la modernisation de la raffinerie d’Alger. Ce contrat avait marqué le retour de l’ingénieriste français dans le pays du Maghreb après une vingtaine d’années d’absence. GDF Suezest également présent dans le pays où il opère un champ et participe à des explorations aux côté du pétrolier espagnol Repsol.

L’Algérie est la troisième source d’alimentation du gazier français. Il représente 12 % de ses approvisionnements derrière la Norvège et la Russie. Tous ces acteurs se montrent très prudents dans leur communication afin de préserver la sécurité de leurs ressortissants français présents dans le pays. Un porte-parole de Total se contente de dire que « le groupe effectue une veille permanente de la situation en collaboration avec les autorités et prend toutes les dispositions pour assurer la sécurité de ses salariés ».

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