Slate: Combien la France a-t-elle sur son compte en banque?

Fin janvier, le Zimbabwe annonçait qu’il n’avait plus que 217 dollars sur son compte. Et la France? Si elle est lourdement endettée, elle a un compte courant bien garni, dont le solde fluctue chaque jour entre quelques centaines de millions et quelques dizaines de milliards d’euros.

Le 30 janvier, le gouvernement zimbabwéen a annoncé qu’il lui restait 217 dollars sur son compte après avoir payé les salaires de ses fonctionnaires, si bien que l’Etat va en appeler aux donateurs internationaux pour financer les élections et le référendum constitutionnel prévus à la fin de l’année.

En France, comment fonctionne le compte en banque de l’Etat et quel est son solde?

Celui-ci est toujours positif mais très variable, allant de quelques centaines de millions d’euros, voire un peu moins, à quelques dizaines de milliards –et paradoxalement, c’est quand la confiance dans le système bancaire se dégrade que le compte est le mieux garni.

De la même façon qu’un ménage peut être très endetté tout en ayant de l’argent sur son compte en banque, la France —Etat, administrations locales et Sécurité sociale compris— a une dette publique importante (1.818 milliards d’euros environ à l’automne 2012,soit approximativement 90% du PIB) mais dispose d’une trésorerie disponible sur un compte qui lui permet de faire face à ses engagements au jour le jour. Mais ce compte n’a évidemment pas grand-chose à voir avec un compte classique, par son fonctionnement et les montants qui y transitent.

Le «compte unique du Trésor»: ainsi s’intitule officiellement le compte courant de l’Etat français, par lequel transitent toutes les recettes et les dépenses du pays. Hébergé par la Banque de France, ce compte sert à effectuer les dépenses et à recevoir les recettes de l’Etat.

Un vaste chassé-croisé à plusieurs zéros chapeauté par un grand principe: tout en assurant ses engagements financiers, l’Etat français ne peut pas être à découvert auprès de la Banque de France. Un engagement traduit dans le droit européen, qui interdit aux banques centrales «d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit» aux Etats.

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