Revue de Presse du 20 mars 2013: Plan robotique, rivalité franco-américaine dans l’industrie de la Défense, Motion de Censure

Capital: Arnaud Montebourg veut dynamiser la robotique en France

Arnaud Montebourg a lancé mardi à Lyon un « plan robotique » destiné à structurer et aider une filière identifiée comme levier de croissance et dans laquelle la France a pris du retard sur ses concurrents.

Ce plan, baptisé « France Robots initiatives », sera doté de 100 millions d’euros.

« La seule robotique de service représentera un marché de 100 milliards d’euros en 2020 selon la commission européenne et ce marché sera multiplié par 30 en dix ans », a déclaré le ministre du Redressement productif.

Ce plan, présenté dans le cadre de la troisième édition du salon Innorobo, qui se positionne désormais comme le premier sommet international de la robotique de service, prévoit notamment de soutenir les fonds propres des PME qui souhaitent se développer.

« L’Etat rentrera à hauteur de 15 millions d’euros dans ce fond de 60 millions, par l’intermédiaire de la Caisse des Dépôts et Consignations », a précisé Arnaud Montebourg. « C’est un geste de solidarité à la filière, comme nous l’avons fait pour l’automobile et l’aéronautique ».

Autre volet de « France Robots Initiatives », une incitation à la robotisation de l’industrie française, très en retard dans le domaine, comme le soulignait en novembre dernier le rapport Gallois sur la compétitivité de l’économie française.

« On compte seulement 34.000 robots industriels en France, contre 60.000 en Italie et 150.000 en Allemagne », a regretté Arnaud Montebourg.

« La robotisation de notre appareil productif est un enjeu majeur de notre compétitivité, elle permettra de sauvegarder de la production industrielle, des emplois et de prévenir des délocalisations, c’est un levier central dans le processus de relocalisation ».

Pour ce faire, le gouvernement mobilisera 300 millions d’euros de prêts bonifiés destinés à financer les investissements des entreprises dans la robotisation de leurs chaines de production.

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La Tribune: Hollande veut créer des « EADS dans d’autres secteurs »

François Hollande souhaite concevoir d’autres EADS pour d’autres secteurs économiques avec nos partenaires européens. Il évoquera ce sujet ce lundi avec Angela Merkel. Parmi les points qui seront abordés figure l’hypothèse d’une stratégie énergétique commune. L’histoire récente montre néanmoins que les tentatives de rapprochement n’ont pas été particulièrement encourageantes.

Lors de la signature ce lundi matin à l’Elysée du contrat signé par Airbus et la compagnie à bas coûts indonésienne, le chef de l’Etat français a souhaité que d’autres entreprises européennes sur le modèle EADS soient créées. Il a précisé qu’il discuterait de ce sujet ce lundi à Berlin avec la chancelière allemande. « Notre ambition au plan européen, c’est non seulement de poursuivre la belle aventure d’EADS mais également de concevoir d’autres EADS pour d’autres secteurs économiques avec nos partenaires européens », a dit François Hollande. « Ce soir, je serai avec la chancelière d’Allemagne pour regarder ce que nous pouvons faire avec nos entreprises », a-t-il ajouté, en souhaitant « que nous puissions avoir une ambition industrielle qui aille au-delà de l’aéronautique ».

Annonces dans les prochains mois?
« On réfléchit à d’autres EADS. C’est quelque chose dont on va parler dans les prochains mois et les prochaines années », explique-t-on dans son entourage. « Nous avons deux grands pays industriels avec des grands groupes. L’idée est de nouer des partenariats ». Visiblement, des négociations ont déjà commencé. Si aucun des projets en tête n’a été évoqué, le secteur de l’énergie revient souvent dans la bouche des proches du chef de l’Etat. «L’énergie constitue un défi commun. C’est une problématique clé car les deux pays entament leur transition énergétique », explique-t-on à l’Elysée. Et de préciser : « une politique énergétique commune sera l’un des quatre sujets abordés ce soir par François Hollande et Angela Merkel ». Le chef de l’Etat et la Chancelière discuteront également des questions de concurrence auxquels font face les champions européens face à des rivaux originaires de pays où les règles sont moins contraignantes, mais aussi de politique en termes de marché du travail et de formation et enfin de politique d’innovation.

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Challenges: « Le Royaume-Uni ne se porte pas mieux que la France »

Le budget présenté par le ministre des Finances britannique ce mercredi reste axé sur la rigueur. Pour Nathalie Dezeure, économiste à la banque Natixis, nos voisins n’ont pas le choix.

Nombres d’analystes et l’hebdomadaire The Economistexpliquent que le Royaume-Uni connaît une meilleure situation économique que la France. Est-ce juste ?

Non, si l’on compare l’état des finances publiques, c’est faux. La situation britannique est même plus dégradée. Le déficit public britannique devrait atteindre 6,1% du PIB en 2013 selon Natixis (7,4% selon la Commission européenne, ndlr), pour 3,7% en France. La dette publique, quant à elle, est aussi élevée que celle de la France, soit 90% du PIB en 2012. Mais elle devrait encore augmenter à 110% du PIB en 2017, notamment à cause du besoin de financement des banques Bradford&Bingley et Northern Rock, nationalisées en 2008 suite à la crise des subprimes.

Pourquoi les agences de notation n’ont-elles alors pas réagi plus tôt? Pour l’instant, seul Moody’s a supprimé le précieux triple A, le 22 février…

Elles n’ont pas modifié la note souveraine plus tôt car la structure de la dette britannique est très peu risquée. Déjà, les obligations achetées ne doivent pas être remboursées avant quinze ans, contre quatre à cinq ans pour la France. De plus, parmi les 70% de la dette détenus par des Britanniques, 30 % le sont par la Banque d’Angleterre. Au moindre souci, en effet, la banque centrale peut se permettre d’acheter des obligations d’Etat, contrairement à la Banque centrale européenne (BCE), qui n’a pas le droit de la faire dans la zone euro. Ce soutien de la Banque d’Angleterre est colossal : elle détient 375 milliards de livres (430 milliards d’euros) de titres. Malgré cette structure peu risquée, Fitch devrait dégrader la note britannique peu de temps après la présentation du budget. Et l’agence Standard & Poors pourrait être la dernière à réagir.

Quelles ont été les conséquences du recul d’un cran de la note par Moody’s?

Bizarrement, il n’y en a eu aucune. Sans doute, car la dégradation des finances publiques britanniques et les difficultés économiques étaient connues de tous. Et peut-être aussi car les élections italiennes ont généré de l’incertitude sur les marchés de la zone euro et effacé la nouvelle britannique.

La fin du triple A ne risque-t-elle pas de pousser George Osborne à accroître davantage encore l’austérité britannique?

Légèrement peut-être, mais il ne pourra pas beaucoup réagir, car l’austérité est déjà très forte. Le Premier ministre, David Cameron, a beau avoir dit qu’il fallait « aller plus loin et plus vite dans la réduction des déficits », il n’y a guère de marge de manœuvre. Les recettes ne sont pas à la hauteur des prévisions du gouvernement, car la croissance est nulle. Les baisses d’impôts réclamées par les conservateurs n’ont donc pas de sens. Et le taux de progression des dépenses est historiquement faible, à 1,5% par an. En tenant compte de l’inflation, les dépenses diminuent même. Et il faut faire attention à ne pas les réduire davantage, car la consommation est très faible. Peut-être parce que l’effort budgétaire repose à 80% sur une baisse des dépenses, essentiellement sociales. En France, pour comparer, la réduction du déficit ne repose, en 2013, qu’à hauteur de 30% sur les dépenses.

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La Tribune: Défense : les groupes français durement concurrencés par leurs rivaux américains

Les Etats-Unis sont de plus en plus agressifs à l’exportation en matière de défense. Bien placés pour remporter trois contrats importants, des groupes français ont été ces derniers mois mis en grande difficulté par leurs rivaux américains, mis à la diète par la baisse du budget du Pentagone.

Ce sont trois contrats, trois gros contrats que les industriels français de la défense, qui étaient jusqu’ici bien placés dans la compétition, avaient en ligne de mire. Mais c’était sans compter sur les industriels américains, mis à la diète par la chute du budget du Pentagone, et qui ont déboulé en faisant preuve d’une forte agressivité commerciale. Trois contrat recensés par La Tribune aux Emirats Arabes Unis (satellites d’observation), en Turquie (Air Defence) et à Oman (Air Defence de courte portée). Les Américains ont réussi parfois à rebattre les cartes en leur faveur, comme à Oman, et souvent à jeter un trouble chez les Etats clients, qui ont préféré mettre en veilleuse leur appel d’offre en attendant de tester la ténacité de Washington. Car aucun pays ne peut traiter le puissant oncle Sam par dessus la jambe comme un vulgaire fournisseur de second rang.

C’est bien ce qui exaspère les industriels français. « Les Américains sont aujourd’hui partout même sur les petits appels d’offre où ils ne concourraient jamais, soupire un industriel, qui affronte en première ligne le rouleau compresseur américain. Ils nous em….. vraiment ». Expliquant le recul des exportations d’armement français en 2012, le Délégué général pour l’armement (DGA), Laurent Collet-Billon avait lui aussi souligné leur agressivité à l’exportation. « Les Américains, qui préparent avec beaucoup d’activisme le repli de leur budget de la défense, sont présents sur tous les marchés, notamment en Asie ». En outre, les Américains sont en train de dépoussiérer leur réglementation sur les exportations d’armes (Itar-International Traffic in Arms Regulation), qui date de la guerre froide, afin de faciliter leurs ventes à l’international. Mais dans le même temps, certains industriels français craignent qu’ils changent les règles du jeu auxquelles se sont adaptées tous les industriels de l’aérospatial dans le monde. « Ils pourraient utiliser des moyens réglementaires en renforçant dans certains cas la réglementation ITAR dans le but de gêner les groupes européens », explique-t-on à La Tribune. Rien de plus facile de changer la liste des composants américains réglementés dans le cas d’une exportation… pour favoriser les constructeurs de satellites locaux au détriment de leurs rivaux européens. Ce qui ne faciliterait pas la tâche des constructeurs de satellites européens, qui devraient recréer une filière de composants, les certifier dans le but d’éviter de demander à chaque fois aux Etats-Unis une autorisation pour exporter un satellite.

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Bruxelles2: L’UE hausse le ton. L’Inde rappelée à ses obligations internationales

Ton un peu plus ferme de l’Union européenne aujourd’hui dans le litige entre l’Inde et l’Italie sur la traduction en justice des fusiliers marins servant sur le Enrica Lexie. Il est vrai que la ligne de langage, indiquée hier, semblait relativement faible. La Haute Représentante, Catherine Ashton a ainsi fait part – dans un communiqué publié aujourd’hui – de sa «préoccupation » sur les ordonnances du 14 et 18 Mars 2013 de la Cour suprême indienne qui oblige l’ambassadeur d’Italie à demander la permission de la Cour pour quitter le pays jusqu’à nouvel ordre.

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Le Figaro: La motion de censure, appréciée mais symbolique

Prévue par la Constitution, la motion de censure permet aux députés de renverser le gouvernement. Une procédure qui a peu de chances d’aboutir.

» Les règles du jeu

La motion de censure est prévue par l‘article 49.2 de la Constitution. Pensée comme une réponse à l’engagement de la responsabilité du gouvernement sur un texte, elle permet, en théorie, de provoquer la chute du premier ministre et de son équipe. Pour être jugée recevable, la motion doit être présentée par au moins un dixième des députés, soit 58 députés. Pour aboutir, elle doit être adoptée à la majorité absolue, soit par 289 voix sur 577 députés. Particularité de ce scrutin, seuls les votes favorables à la motion sont comptabilisés: les élus abstentionnistes ou n’ayant pas pris part au vote sont considérés comme soutenant le gouvernement. En cas d’adoption, la motion de censure entraîne la démission du gouvernement, présentée par le premier ministre au chef de l’État.

» Le précédent de 1962

Dans les faits, une motion de censure a très peu de chances d’aboutir, la majorité à l’Assemblée étant en règle générale acquise au gouvernement. Surles 55 motions déposées depuis 1958, seule une procédure a atteint son but. C’était le 5 octobre 1962, afin de sanctionner le gouvernement de Georges Pompidou au sujet du projet de révision constitutionnelle introduisant l’élection du président de la République au suffrage universel. Le premier ministre avait présenté sa démission au général de Gaulle, qui avait exigé de son gouvernement qu’il reste en place. Quatre jours plus tard, la dissolution de l’Assemblée avait été prononcée et un nouveau gouvernement dirigé par Pompidou avait été nommé.

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Challenges: Le Parlement chypriote rejette le plan de sauvetage européen

Les députés ont rejeté à l’unanimité le plan de sauvetage de l’Union européenne qui prévoyait de taxer les dépôts bancaires du pays. La zone euro a immédiatement réitéré son offre. 

Le président chypriote, Nicos Anastasiades a appelé les responsables de partis à une réunion d’urgence mercredi 20 mars au matin pour « examiner des plans alternatifs afin de faire face à la situation survenue après le vote » du parlement contre le texte du plan

Le Parlement chypriote a rejeté la veille le plan de sauvetage européen pour l’île après le tollé provoqué par la taxe sans précédent sur les dépôts bancaires qui y est prévue, mais les dirigeants de la zone euro ont immédiatement réitéré leur offre, estimant que la balle était « toujours dans le camp » de Chypre.

Nicos Anastasiades a eu mardi soir un entretien téléphonique « constructif » avec le président russe Vladimir Poutine, à la veille de discussions de son ministre des Finances Michalis Sarris à Moscou, la taxe prévue pouvant coûter des milliards d’euros aux fortunes russes placées dans les banques de l’île.

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Atlantico: Yahoo : le géant américain aurait des vues sur Dailymotion, le Youtube français

Le « Youtube français » intéresserait le concurrent de Google. Le groupe Internet américain Yahoo! négocie en vue de racheter à France Télécom-Orange une participation de 75 % dans la plateforme de vidéo en ligne Dailymotion, affirme mercredi le Wall Street Journal en citant des sources proches du dossier. Il s’agirait de la première acquisition majeure de Yahoo! depuis l’arrivée l’été dernier de sa nouvelle patronne Marissa Mayer (qui a surtout fait parler d’elle pour sa volonté de mettre un terme au télétravail). Cette acquisition permettrait au groupe américain spécialisé à l’origine dans la recherche web lui permettrait de se renforcer dans la vidéo en ligne en dehors des États-Unis, où il souhaite croître. L’opération, qui ne serait toutefois pas imminente, se baserait selon le quotidien sur une valorisation de Dailymotion à environ 300 millions de dollars, et Yahoo! pourrait dans le futur acheter aussi le reste de la société.

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