Revue de Presse du 18 mars 2013: Airbus, Smart Grid, Inquiétude des industriels de la Défense, France innovante et industrialisée…

Challenges: Airbus décroche le plus gros contrat aéronautique de l’histoire

Airbus a signé lundi 18 mars une commande ferme de 234 Airbus de la famille des A320 pour un montant de 18,4 milliards d’euros, avec la compagnie indonésienne à bas coûts Lion Air, ce qui représente « le plus gros contrat de l’aviation civile d’Airbus en montant », selon l’Elysée.

Ce contrat avec la compagnie indonésienne à bas coûts Lion Air est une commande ferme, a précisé l’Elysée où s’est déroulée la signature du contrat.

Le président François Hollande a salué « un contrat historique par son ampleur – 234 avions 18 mds d’euros -, historique aussi par le lien entre une grande entreprise européenne et une grande entreprise asiatique. Il est historique parce qu’il ouvre des perspectives pour l’aéronautique mais également pour l’indutrie entre nos deux continents », a-t-il dit.

5.000 emplois sur 10 ans

Au centre d’une rencontre lundi matin à l’Elysée entre François Hollande et le PDG d’Airbus, Fabrice Brégier, le contrat « représente 5.000 emplois en France sur 10 ans », selon la présidence de la République.

Le PDG de Lion, Rusdi Kirana, et celui d’Airbus ont signé le contrat dans la salle des fêtes de l’Elysée.

La commande se décompose en 109 avions A320 Neo, future version plus écologique de l’appareil, 65 avions A321 Neo et 60 avions A320 classiques, le modèle actuel, a précisé l’Elysée. Au total, cela représente près de 6 mois consécutifs de production non stop pour l’avionneur européen, qui produit environ 40 appareils par mois.

Selon la présidence de la République, les avions Neo doivent être livrés à partir de 2016 et les modèles classiques à partir de 2014.

Une commande au prix catalogue de 24 milliards de dollars

Au prix catalogue d’Airbus, la commande d’A320 Neo représente à elle seule un montant de 10,92 milliards de dollars, la devise dans laquelle s’opère les transactions aéronautiques, celle d’A321 Neo 7,63 milliards de dollars et celle d’A320 5,49 milliards de dollars.

Son montant total, légèrement supérieur à 24 milliards de dollars, fait d’elle la plus grosse commande en valeur, jamais passée dans l’histoire de l’aéronautique civile.

Le précédent record était détenu jusqu’à présent par le grand rival d’Airbus, l’américain Boeing, avec une commande déjà passée par la même compagnie indonésienne Lion Air, en novembre 2011, pour 230 Boeing 737, d’une valeur de 22,4 milliards de dollars.

« C’est un contrat exemplaire de la réussite de la filière aéronautique » et « exemplaire de ce que nous voulons faire dans l’ensemble de l’industrie », a commenté l’Elysée.

Lire la suite ICI

Challenges: 90 millions d’euros pour aider « l’électricité intelligente »

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé lundi 18 mars que deux projets autour des compteurs et réseaux d’électricité, visant à optimiser la consommation et la distribution du courant, recevraient près de 90 millions d’euros au total dans le cadre des investissements d’avenir.

Ces projets, sélectionnés par l’Ademe (Agence de l’environnement et la maîtrise de l’énergie), visent à mettre au point « de nouvelles technologies permettant à chaque foyer de mieux maîtriser leur demande électrique ou améliorant le fonctionnement des réseaux », explique un communiqué de Matignon.

Ils associent de grandes entreprises (EDF, Alstom et Legrand), des PME, des universités et organismes de recherche et des collectivités locales.

Le compteur intelligent « Linky » est éligible à l’aide

Le premier projet concerne le développement des nouveaux services que doit offrir le compteur communiquant Linky. Des tests de ces nouveaux usages seront effectués auprès de 25.000 foyers lyonnais qui avaient déjà été équipés de ce boîtier. Selon le gouvernement, ce sera l’une des plus grandes expérimentations conduites à l’échelle mondiale dans le domaine des compteurs « intelligents ».

Ce compteur innovant doit commencer à être installé partout en France fin 2014, comme l’avait annoncé en novembre la ministre de l’Energie, Delphine Batho, une fois que les désaccords sur ses fonctionnalités et son financement entre le distributeur d’électrité ERDF (filiale d’EDF), les collectivités locales et les associations de consommateurs, auront été tranchés.

Lire la suite ICI

Le Monde: Chypre : l’image brisée d’une « Europe civilisée » selon la presse russe

La taxe sur les dépôts bancaires prévue dans le plan de sauvetage de Chyprenégocié avec l’UE, qui touche durement les avoirs russes dans l’île, casse l’image d’« une Europe civilisée » et devrait provoquer un rapatriement des capitaux russes en Russie, estimait lundi la presse à Moscou.

« La situation autour de Chypre montre que les déclarations sur l’économie européenne plus développée et civilisée que celle de Russie ne sont qu’un mythe », écrit le quotidien pro-gouvernemental Izvestia. L’annonce de la taxe « est un acte barbare de type soviétique », estime l’expert Pavel Medvedev, cité par le journal.

« Seuls les bolcheviks pratiquaient de telles choses pendant la guerre ! Aucun autre pays au seuil d’une faillite n’a jamais agi de la sorte », s’indigne également le milliardaire Alexandre Lebedev, cité par Izvestia« Même si les Russes payent toutes ces taxes, ils ne travailleront plus avec Chypre […] et la fuite des capitaux va être colossale », affirme M. Lebedev, actionnaire d’Aeroflot et propriétaire des journaux britanniques Evening Standard et The Independent.

Lire la suite ICI

La Tribune: Recomposition du capital d’EADS : c’est fait ! L’Allemagne entre en force

EADS a annoncé un nouveau pacte d’actionnaires, composé de la France (12 % du capital) de l’Allemagne (12 %) et de l’Espagne (4 %). Ils n’auront pas de droit de veto individuel sur les choix opérationnels du groupe. Un rachat d’actions est prévu en 2013 pour faciliter le désengagement de Lagardère.

Douze ans après sa création, EADS va restructurer son capital et disposer d’un nouveau pacte d’actionnaires. Le groupe européen d’aéronautique et de défense l’a annoncé ce mercredi après bourse, en léger décalage par rapport à ce que d’aucuns prévoyaient lundi en interne, en raison de la multitude de détails juridiques à régler, sur le plan de la rédaction notamment.

Renforcement des Etats

Ficelée un mois et demi après l’échec des négociations sur la fusion entre EADS et BAE Systems, cette restructuration du capital (et le nouveau pacte d’actionnaires qui en découle) marque le renforcement des Etats au sein d’EADS. En particulier de l’Allemagne qui est parvenue non seulement à entrer au capital comme elle le souhaitait mais aussi à obtenir la parité avec la France, contrainte de devoir vendreà terme 3 % du capital. Après avoir torpillé la fusion EADS et BAE Systems, Berlin donne ainsi la désagréable impression de façonner le groupe d’aéronautique et de défense comme elle le souhaite.

L’Allemagne, à travers la banque publique Kfw, va entrer à hauteur de 12 % dans le capital du groupe, à parité avec la France qui, possédant aujourd’hui 15 %, devra se séparer de 3 %. Ce volume d’actions sera placé dans une fondation néerlandaise. Il devra être vendu d’ici à deux ans. Enfin, l’Espagne détiendra environ 4 % des actions. Au total, ces trois Etats, qui seront réunis dans un nouveau pacte d’actionnaires qui entrera vigueur en 2013, possèderont moins de 30 % du capital. Beaucoup moins que les 50 % des actionnaires de référence actuels, la France, Lagardère, Daimler. Souhaitant sortir d’EADS, ces deux derniers ne seront donc plus membres du pacte.

Lire la suite ICI

Challenges: Les ventes d’armes chinoises ont bondi de 162% en 5 ans

Le commerce mondial des armes a augmenté de 17% pour la période 2008-2012 comparée aux cinq années précédentes, selon le rapport, qui ajoute que les Etats-Unis et la Russie sont restés les principaux exportateurs, avec 30% et 26% du marché respectivement, suivis par l’Allemagne et la France.

La Chine a dépassé la Grande-Bretagne pour devenir le cinquième exportateur d’armes avec 5% du commerce mondial de ce secteur, selon un rapport publié lundi 18 mars par l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri).

C’est la première fois depuis 1950 que la Grande-Bretagne ne figure pas parmi les cinq premières places mondiales, selon cet institut. Les exportations d’armes chinoises ont augmenté de 162% durant la période 2008-2012 comparée aux cinq années précédentes, 55% d’entre elles allant au Pakistan.

Lire la suite ICI

Valeurs Actuelles: Budget : alerte rouge pour nos armées

Livre blanc 2013. Le “coup de rabot” budgétaire redouté sera un vrai coup de hache, au risque du déclassement définitif de notre outil militaire. Le chef de l’État ne doit pas sacrifier l’avenir au présent. Sa responsabilité est immense.

Combien de milliards d’euros vont être sabrés dans le prochain budget de la Défense ? Les plus optimistes s’en tiennent à un peu plus de 2 milliards d’euros. D’autres évoquent 6 milliards. Et sur la période 2013-2020 ? On parle de la perte d’une annuité budgétaire complète, environ 30 milliards. Combien de postes à dégager sur les six années à venir, après les quelque 50 000 déjà supprimés entre 2007 et 2013 ? Dans les états-majors, on table sur 35 000.

Les réponses sont attendues dans les semaines qui viennent, après la mise au point définitive du livre blanc sur la défense 2013, puis son examen en Conseil de défense, à l’Élysée, étape indispensable avant le cadrage budgétaire global que portera la prochaine loi de programmation militaire. « Peu importe pour l’instant le chiffrage exact, confie un familier du livre blanc.Le plus important, ce sont les effets de seuil, car les réductions drastiques de ces dernières années nous ont mis à l’os. Chaque nouvelle amputation entraînera des conséquences démultipliées. » Est-ce si grave ? « Oui, car la cohérence de notre système actuel est sérieusement en cause. »

En clair, si les compressions budgétaires évoquées ici ou là se confirment, le modèle d’armée prévu à l’horizon 2020 ne sera plus tenable, après avoir été déjà sévèrement dégradé par les réductions et les étalements de ces dernières années. Selon la trajectoire actuelle, le budget de la défense (hors pensions) devrait tomber à 29 milliards d’euros en 2015 : en euros constants, c’est 10 % de moins que la moyenne des quinze dernières années.

L’enveloppe minimale pour “tenir” un outil efficace et cohérent est évaluée entre 31 et 32 milliards. Celle qui est annoncée pour 2014 plafonne à 28 milliards. « Il faudra alors nous dire ce qu’il faut abandonner comme capacité », préviennent les états-majors, dont les chefs ont été auditionnés par la commission de la défense de l’Assemblée nationale, dans un climat de grande franchise. Tous ces chefs ont fait remarquer qu’entre 2008 et 2012, le budget militaire est passé de 1,7 à 1,3 % du PIB ! C’est un des plus faibles niveaux de notre histoire.

“Gaullo-mitterrandien” comme il se définit lui-même, l’ancien ministre socialiste des Affaires étrangères Hubert Védrine évoque le risque, pour l’Europe, « de quitter le cours de l’histoire ». D’autres experts parlent d’un « déclassement stratégique », d’une « sortie de la scène internationale » de notre pays, avec un impact qui serait catastrophique pour l’industrie de défense, composante essentielle de la souveraineté nationale, dont les entreprises, des plus petites aux plus grandes, sont créatrices d’emplois et de technologies.

Lire la suite ICI

Les Echos: Les sept grands groupes de la défense en France

Les sept grands groupes de la défense sont concernés au premier chef par le Livre blanc qui définit les orientations de la France en matière de défense et de sécurité nationale pour les prochaines années et dont la publication est attendue cette semaine. Voici une brève description de chacun d’eux :

SAFRAN Equipementier pour l’aéronautique, la sécurité et la défense, issu de la fusion de Snecma et Sagem en 2005. Actionnariat : Etat français (30,2%), salariés (15,4%), flottant 54,1%. Chiffre d’affaires 2012 : 13,56 milliards d’euros. Capitalisation boursière au 18 mars : 14,9 milliards d’euros (entré au CAC-40 en 2011). Effectifs : 62.500 collaborateurs, dont 38.000 en France. Principales activités dans la défense : systèmes de navigation, d’optronique (technologie facilitant la vision nocturne, d’avionique (équipements électroniques d’un avion) et logiciels critiques pour les sous-marins, les navires, les avions et les soldats. Signe particulier : la défense ne représente que 10% de son chiffre d’affaires en tant que telle mais son activité de motoriste et d’équipementier l’amène à être présent sur certains programmes militaires phares comme le Rafale et l’avion de transport militaire A400M.

THALES Equipementier pour l’aéronautique, la défense et la sécurité (ex-Thomson CSF). Actionnariat : Etat français (27%), Dassault Aviation (26%), flottant 47% (dont 3% pour les salariés). Chiffre d’affaires 2012 : 14,16 milliards d’euros. Capitalisation boursière au 18 mars : 6,7 milliards d’euros. Effectifs fin 2011 : 67.000 personnes dont 36.000 en France. Principales activités dans la défense : radars, communications sécurisées, drones, systèmes d’électronique de missiles. Signes particuliers : détient 35% de DCNS, a été pressenti par le gouvernement Sarkozy pour entrer au capital de Nexter, un dossier gelé depuis la présidentielle.

DASSAULT AVIATION Avionneur, constructeur des avions de combat Rafale et Mirage 2000. Actionnariat : Groupe industriel Marcel Dassault (50,55%), EADS (46,3%), flottant 3,1%. Chiffre d’affaires 2012 : 3,94 milliards d’euros, dont près des trois quarts de son activité dans l’aviation d’affaires avec la gamme Falcon. Capitalisation boursière au 18 mars : 9,1 milliards d’euros. Effectifs au 31 décembre 2012 : 11.490 personnes dont 2.500 dans le monde. Signes particulier : premier actionnaire industriel de Thales.

EADS Maison-mère d’Airbus Military et de Cassidian (pôle défense et sécurité). Groupe créé en 2000 à partir d’Aérospatiale Matra, l’allemand Dasa (hors activités de moteurs MTU ) et l’espagnol Casa. Actionnariat d’EADS prévu à l’issue l’assemblée générale extraordinaire du 27 mars : Etat français (12%), Etat allemand (12%), Etat espagnol (4%), flottant 72% (Les deux actionnaires industriels actuels, Lagardère et Daimler, devraient vendre leurs participations restantes en 2013). Chiffre d’affaires 2012 : 56,48 milliards, dont 2,13 milliards pour Airbus Military, 5,74 milliards pour Cassidian. Eurocopter réalise près de la moitié de son C.A. dans la défense et Astrium (spatial) un tiers, soit un total d’environ cinq milliards à deux. Capitalisation boursière d’EADS au 18 mars : 34,8 milliards d’euros. Effectifs au 31 décembre 2012 : 140.000, dont 54.000 en France Principaux produits dans la défense: participation dans le constructeur de missiles MBDA, hélicoptères NH90 (transport de troupes) et Tigre (combat) d’Eurofighter, avion de transport militaire A400M d’Airbus, drones Harfang, systèmes de défense antimissile d’Astrium. Signe particulier : l’avion de combat Eurofighter (coentreprise entre EADS, BAE Systems et Finmeccanica), affronte le Rafale et le Gripen du suédois Saab dans les appels d’offres à travers le monde.

NEXTER Groupe d’armement terrestre, ex-Giat Industries. Actionnariat : Etat français (100%). Chiffre d’affaires 2012 : 742 millions d’euros. Effectifs au 31 décembre 2012 : 2.742 personnes. Principaux produits : char Leclerc, VBCI (véhicule blindé de combat d’infanterie), blindé Aravis, systèmes d’artillerie Caesar, munitions. Signe particulier : a pour principal concurrent en France Renault Trucks Defense (groupe Volvo ), qui a racheté en 2012 le fabricant de blindés légers Panhard.

Lire la suite ICI

Atlantico: Cette industrie française qui va bien derrière les cas médiatiques de désindustrialisation

Atlantico : PSA Peugeot-Citroën, Renault, Goodyear ou encore Arcelor Mittal. Les plans sociaux se sont succédés ces derniers mois, détruisant plusieurs milliers d’emplois. L’industrie française se porte-t-elle aussi mal qu’on le croit ? Existe-t-il des secteurs industriels français qui réussissent mais dont le succès serait masqué par les péripéties des entreprises en difficultés ?

Jean-Louis Levet : Le positionnement globalement difficile de l’industrie française ne doit pas bien sûr occulter une diversité des situations. Dans un contexte de croissance atone au niveau national et européen, il ne faut pas négliger les comportements des entreprises, en particulier celles qui ont toujours cherché à innover, à se remettre en cause, à se réinventer, y compris dans des activités considérées il y a encore peu comme irrémédiablement condamnées. Citons quelques exemples : les entreprises du secteur textile ont revu complètement l’organisation de leur production et sont devenues pour certaines très créatives, misant sur le fast fashion (multiplication des collections). D’autres se sont spécialisées dans le tissu technique, très utilisé au quotidien : couches pour bébés, équipements sportifs et de sécurité, filets horticoles, géotextiles pour filtrer, drainer et renforcer le sol, implants médicaux, etc. Cette filière technique a ainsi créé 7000 emplois depuis 2005, quand les activités textiles traditionnelles faiblement innovantes en détruisaient 20 000 dans la même période.

Citons aussi l’industrie du cuir, laquelle avec 8000 PME et 80 000 emplois, maintient ses compétences, exporte 90% de sa production et est devenue la 2e exportatrice mondiale, en se refocalisant sur les marchés du luxe. De même, les entreprises de l’électroménager croissent de 5% par an, en jouant sur la qualité, l’innovation et le design : qui aurait cru cela après le naufrage de Moulinex ? Même les entreprises de la chaussure exportent encore 80 millions de paires en 2011, essentiellement en Europe et l’industrie du meuble, en s’automatisant, à quasiment fait disparaître les très fortes différences de coût avec les producteurs chinois.

Et puis il y a aussi les activités qui mettent à profit les nouveaux besoins : hébergement médico-social, filières propres, recyclage des déchets, etc. Donc pas de fatalité !

Jean-Pierre Corniou : Certes l’industrie française a perdu de sa substance au cours de la décennie 2000. Mais la France reste un des rares pays au monde à être capable de produire pratiquement tous les biens et les services de l’économie moderne, dans les secteurs traditionnels comme dans les secteurs de pointe. L’industrie représente 14% de la valeur ajoutée et fin 2012, employait 2,867 millions de salariés, contre 3,8 millions en 2000, soit 13% de la population active. Elle a perdu plus de deux millions d’emplois en vingt ans, plus par amélioration de la productivité que par effet de la délocalisation. En 2012, 35000 emplois ont été perdus. Mais il faut toujours rappeler que l’industrie génère des emplois de service, qui ont été externalisés depuis longtemps, tant pour la conception que pour la maintenance. L’industrie reste la locomotive qui tire l’emploi tertiaire et génère les revenus. Certes les fermetures d’usines symboliques marquent les esprits, mais il y a en France en 2013 des secteurs très compétitifs, même dans l’industrie classique. Prenons Michelin dans l’industrie automobile qui s’est imposé comme une marque mondiale synonyme de haute qualité et améliore sa marge opérationnelle en 2012 par rapport à 2011. Prenons Airbus qui peine à trouver de la main-d’œuvre spécialisée dans le Sud-Ouest. Les métiers en tension sont traditionnellement ceux de chaudronnier, soudeur et mécanicien, mais aussi d’ingénieur. Citons Gemalto qui a cru de 9% en 2012 dans son secteur de la sécurité des transactions numériques, qui comprend aujourd’hui 40% d’activité logicielle. N’oublions pas le succès de sociétés intermédiaires comme Seb (4 milliards de CA) ou Somfy (1 milliard) qui ont une empreinte mondiale en gardant une base solide en France.

Lire la suite ICI

Les Echos: Les industriels français inquiets de la réforme

Dire que les industriels français de l’armement observent avec inquiétude les projets d’assouplissement des règles Itar relève de l’euphémisme. Pour Christian Mons, le président du Conseil des industries de défense, le Cidef, tout cela n’a qu’un et un seul but : favoriser les exportations américaines, à un moment où le budget du Pentagone baisse. « Et il ne faut pas en attendre une plus grande ouverture du marché outre-Atlantique », ajoute-t-il.

La confédération professionnelle, qui coiffe le Gifas (aéronautique et espace), le Gicat (armement terrestre), le Gican (naval) et le Comité Richelieu (PME), suit le sujet de près. Le problème des règles Itar n’est pas tant celui de la nécessaire autorisation pour pouvoir acheter une technologie américaine. Elles finissent en général par être accordées, même s’il faut patienter. L’exemple des blindés de montagne VHM est parlant : faute de feu vert dans les temps, Panhard a dû monter des alternateurs français sur les premiers exemplaires livrés à l’armée de terre, pour les remplacer ensuite par le modèle américain retenu à l’origine.

Lire la suite ICI

 

Bruxelles2: Au Mali: l’Europe trop lente. Chapeau à la France

Le propos vient d’un Européen, le général néerlandais Van Osch, qui est l’actuel chef d’Etat-Major de l’Union européenne. S’exprimant devant quelques parlementaires, fin février dernier, il a tiré son « chapeau à la France » pour l’opération Serval. « Le Mali aurait été dans une situation catastrophique si la France n’était pas intervenue. Nous projetions de faire une mission de formation de l’armée. Mais avons réagi avec trop de lenteur. » a-t-il reconnu. « Et nous avons été surpris par la rapidité de l’écroulement malien. » Un aveu qui ne se retrouve pas dans beaucoup de bouches d’Européens aujourd’hui.

Et le général d’exprimer un regret. « Il y a là énormément d’enjeux européens : la lutte contre le terrorisme, les drogues, les questions des ressources naturelles, le Sahel se rapprochant de nos frontières. Il était facile de trouver un consensus. Il aurait été intéressant également d’apporter une aide logistique à l’armée malienne. Mais je n’ai pas le budget. Il faut que les gouvernements mettent en place un dispositif pour cela. »

Commentaire : il est rare qu’un officier de premier rang s’exprime ainsi avec une telle franchise. Il est vrai que le général quittera ses fonctions dans quelques semaines. Mais son intervention est d’autant plus intéressante que les Pays-Bas sont un des rares pays (le seul pays d’une certaine importance) à s’être tenu à l’écart de la mission de formation européenne (EUTM Mali) envoyée à Bamako. On peut aussi y voir une critique à l’égard de La Haye, même si le général a été trop prudent pour prononcer de telles paroles.

Lire la suite ICI

 

Usine Nouvelle: L’Allemagne diminue sa commandes d’hélicoptères Eurocopter de 30%

Les NH-90 et les Tigre sont concernés par cette cure d’amaigrissement du ministère allemand de la Défense.

Dans un communiqué publié le 14 mars, Berlin a annoncé être parvenu à un accord avec Eurocopter, filiale d’EADS, pour diminuer de 122 à 82 sa commande d’hélicoptères NH-90 et de 80 à 57 celle d’hélicoptères militaires Tigre.

Une réduction de près d’un tiers de sa commande d’hélicoptères militaires et de transport au groupe industriel d’aéronautique et de défense européen.

Il va toutefois augmenter de 18 le nombre d’appareils destinés à sa marine.

Lire la suite ICI

Le Monde: Paris et Londres obtiennent une discussion au sein de l’UE sur la livraison d’armes aux rebelles syriens

Faut-il ou non livrer des armes aux rebelles syriens pour accélérer la transition alors que le pays est en proie à de terribles violences depuis deux ans ? Sur ce point comme sur tant d’autres, les partenaires européens sont divisés. Paris et Londres s’y sont résolus et ont obtenu, vendredi 15 mars, de leurs partenaires européens que l’examen de cette option soit avancé aux 22 et 23 mars.

La question de la livraison d’armes aux rebelles n’a cessé d’être discutée par les puissances occidentales qui souhaitent la fin du régime de Bachar Al-Assad. Les Américains formeraient discrètement les rebelles tandis que Paris et Londres sont passés, depuis quelques jours, à la vitesse supérieure pour convaincre leurs partenaires européens.

Deux logiques s’affrontent. Faut-il armer les rebelles au motif que l’Iran et laRussie fournissent du matériel au régime syrien, comme l’affirme notamment François Hollande ? Ou alors – c’est la crainte de l’opposition française – est-ce un risque trop grand que de fournir des armes à des groupes dont on ne connaît que partiellement les motivations et qui pourraient retourner, à terme, ce matériel contre des Occidentaux ?

Quoi que l’on pense du bien-fondé de telles livraisons, Français et Britanniques devront outrepasser un obstacle juridique… que les partenaires européens ont eux-mêmes créé : l’embargo sur les armes à destination de la Syrie. La première salve de « mesures restrictives » concernant la Syrie a été prise en mai 2011 par le Conseil de l’Union européenne. Ces mesures concernent aussi bien les armes que le « gel des fonds et des ressources économiques de certaines personnes et entités responsables de la répression violente exercée contre la population civile syrienne ».  Elles ont été renforcées une quinzaine de fois depuis : la liste des personnes visées a été étendue, le contrôle des livraisons d’arme durci, etc.

Comme le précise le Traité de l’Union européenne (titre V, chapître  2), la décision d’imposer ou de lever un embargo se doit d’être approuvée par l’unanimité des membres. Mais il suffirait, en cas d’absence de consensus, de ne pas renouvelerles sanctions pour qu’elles deviennent caduques. Les 27 ont réussi à s’entendredepuis le début de la crise syrienne pour adopter et renforcer ces mesures restrictives. Ainsi en a-t-il été fin février lorsque l’UE a reconduit pour trois mois l’embargo. Les 27 devront s’entendre à nouveau pour les prolonger. En clair : il suffit qu’un membre le décide pour que l’embargo tombe à l’eau à moyen terme. Au vu des déclarations des derniers jours, cette éventualité est plausible.

Lire la suite ICI

La Tribune: Ces 13 organisations françaises parmi les 100 plus innovantes au monde

Le CNRS, le CEA mais aussi l’Oréal ou Renault… ces entreprises et centres de recherches ont un point commun : celui d’avoir été distingués par l’agence Thomson Reuters parmi les 100 organisations les plus innovantes au monde. Découvrez les autres.

La France n’a peut-être toujours pas de pétrole, mais elle continue d’avoir des idées ! Et celles-ci se traduisent en innovations. Le pays compte en effet 13 organisations sur les 100 distinguées dans le monde par l’agence Thomson Reuters comme celles qui innovent le plus. Il s’agit de la meilleure performance parmi les pays européens qui comptent 21 entreprises classées, et la troisième mondiale derrière les Etats-Unis et le Japon. A titre de comparaison, l’Allemagne ne compte qu’une seule organisation dans ce classement. Il s’agit de Siemens.

Trois centres de recherches

La France fait même mieux que l’an dernier quand 11 sociétés de l’Hexagone avaient été distinguées dans un palmarès annuel qui ne prenait alors pas en compte les organisations publiques ni les universités. Dans ce panel élargi figurent ainsi le Centre national pour la recherche scientifique, le Commissariat à l’énergie atomique et l’IFP Energies Nouvelles. Désormais, dans le monde deux universités figurent dans ce palmarès, toutes deux en Corée du Sud.

« Boom » de l’innovation dans l’automobile

Par ailleurs, plusieurs secteurs industriels sont représentés parmi les entreprises françaises classées. II s’agit par exemple des télécoms avec Alcatel-Lucent, de la distribution avec l’Oréal, de l’équipement avec la Snecma et Thalès mais aussi de l’automobile avec Renault. Au niveau mondial, le secteur connaît d’ailleurs un « boom » en matière d’innovation avec 7 entreprises du secteur représentées contre 3 l’an dernier.

Lire la suite ICI

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *