Revue de Presse du 15 mars 2013: La Construction navale au détriment de la Défense Nationale?

Les Echos: Coup de pouce à l’innovation dans la filière navale

Arnaud Montebourg a annoncé le déblocage de 80 millions d’euros supplémentaires, issus du grand emprunt, pour soutenir l’innovation dans le secteur de la construction navale, portant ainsi à 100 millions d’euros l’enveloppe allouée à cette filière.

Avant de quitter les bassins de Saint-Nazaire, le paquebot « MSC Preziosa » était, ce jeudi matin, le théâtre d’un comité stratégique de la filière navale. Arnaud Montebourg a annoncé le déblocage de 80 millions d’euros, issus du grand emprunt, pour soutenir l’innovation dans la filière navale.

Ce montant s’ajoute à un premier budget de 20 millions d’euros, déjà engagé. Ce dernier porte sur des appels à projet dans plusieurs domaines comme les voiliers et les chalutiers du futur, la propulsion électrique et des vaisseaux de nouvelle génération pour la maintenance des éoliennes offshore. Le reste de l’enveloppe fera l’objet d’une nouvelle série d’appels à projet dans les mois à venir, selon Arnaud Montebourg.« Nous avons des projets de recherche et développement que nous allons essayer d’inscrire dans ces budgets gouvernementaux », indique Laurent Castaing, directeur général de STX France, identifiant deux grands enjeux : l’économie d’énergie sur les navires et la baisse des émissions, par soucis écologique et réglementaire.

Si le « MSC Preziosa » laisse un vide à Saint-Nazaire, les contacts demeurent entre STX France et son meilleur client, MSC Croisières. L’armateur italo-suisse a construit la quasi-totalité de sa flotte à Saint-Nazaire, injectant plus de 6 milliards d’euros dans l’économie locale. « La crise nous a poussés à suspendre de façon momentanée l’expansion de notre flotte, mais nous allons la reprendre et nous comptons le faire à Saint-Nazaire », affirmait ce jeudi Gianluigi Aponte, le président et fondateur de MSC, saluant l’action du gouvernement français dans le financement des navires. « Nous sommes en phase très préliminaire, précise Laurent Castaing. On n’a pas encore le projet qui séduit MSC, mais on continue à faire des propositions. »

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La Tribune: L’Elysée proche d’accorder 30 milliards d’euros par an aux militaires

Selon nos informations, l’Elysée pencherait pour un seuil symbolique de 30 milliards d’euros de dépenses militaires par an tout au long de la prochaine Loi de programmation militaire (2014-2018). Soit 1,5 % du PIB. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, cherche à obtenir des recettes exceptionnelles générées par la cession de participations dans l’industrie de défense pour compléter son budget.

Selon nos informations, l’Elysée pencherait pour un seuil symbolique de 30 milliards d’euros de dépenses militaires par an tout au long de la prochaine Loi de programmation militaire (2014-2018). Soit 1,5 % du PIB. Ce qui serait un moindre mal tant les échos de ces dernières semaines étaient très, très pessimistes pour le budget de la défense, tel que le voulait Bercy, c’est-à-dire au plancher des vaches. La baisse serait toutefois de 4 % pour descendre de 1,56 % du PIB à 1,5 %, comme l’a rappelé mercredi le président socialiste de la commission des affaires étrangères et de la défense au Sénat, Jean-Louis Carrère. Soit une perte sèche pour les militaires de 1,2 milliard d’euros. Reste à savoir si ces 30 milliards d’euros seront atteints avec ou sans recettes exceptionnelles. Les sénateurs préconisent d’abonder le budget de la défense des produits de cessions de participations dans des groupes de défense publics et privés (soit 12 milliards au total, selon le sénateur UMP Jacques Gautier).

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Challenges: L’Europe aime-t-elle l’austérité un peu, beaucoup, passionnément?

L’Europe aime-t-elle l’austérité un peu, beaucoup ou passionnément? La question a été clairement posée lors du sommet européen des 14 et 15 mars à Bruxelles. Pour François Hollande -en phase sur ce sujet avec l’Espagne et l’Italie- c’est un peu. Pour Angela Merkel, c’est passionnément. Résultat, deux camps se forment autour du Président français d’un côté et de la chancelière allemande de l’autre et un réel débat est en train d’éclore. Comment trouver la juste proportion de rigueur pour ne pas tuer la croissance et afin d’enrayer la hausse du chômage ?

Une pincée d’austérité pour la recette Hollande

François Hollande l’a expliqué lors de son déplacement à Dijon mardi 12 mars : il est important de « trouver le bon dosage entre l’ajustement budgétaire et le soutien à la croissance ». Il faut dire que même le Fonds monétaire international a avoué qu’il s’était emmêlé les pinceaux dans ses calculs de multiplicateur keynésien et que l’austérité, qu’il avait un temps réclamée à cor et à cri, diminuait la croissance de façon beaucoup plus importante que prévu. D’ailleurs, le 22 février, les prévisions de croissance de la Commission européenne, annonçant un recul du PIB de 0,3% en 2013 dans la zone euro, ont montré que l’activité était en effet durement touchée.

Autre argument plaidant en faveur du camp « de la souplesse » : les élections italiennes. Le résultat des législatives, avec le succès du Mouvement 5 étoiles de l’humoriste Beppe Grillo, a été interprété par beaucoup comme un vote anti-rigueur. En Italie, la chute du PIB a atteint 2,2 % en 2012.

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La Tribune: L’Eurofighter a perdu tous ses duels face au Rafale

A chaque fois que l’Eurofighter a été en compétition face au Rafale, c’est ce dernier qui l’a devancé. Même si cela n’a jamais été un gage de réussite au final pour l’avion tricolore. L’Inde confirme la prédominance du Rafale face à l’Eurofighter.

Face au Rafale, l’Eurofighter (BAE Systems, EADS et Finmeccanica) n’y arrive décidément pas… Car, en dépit de ses quelques succès à l’exportation (Autriche, Arabie saoudite), cet avion de combat a toujours été devancé par l’avion tricolore fabriqué par Dassault Aviation dans les compétitions auxquelles ils ont tous les deux participés. Ce qui donne un éclairage à la victoire du Rafale e en Inde, sélectionné par New Delhi pour entrer en négociations exclusives.
C’était déjà le cas aux Pays-Bas début 2002 quand l’armée de l’air néerlandaise a évalué les appareils en compétition (85 avions de combat). Le F-35 de Lockheed Martin devançait très légèrement le Rafale (6,97 contre 6,95). En revanche, l’Eurofighter Typhoon se traînait loin derrière avec une note de 5,83. La même année, l’appareil fabriqué par le consortium européen était éliminé en Corée du sud dès la phase de présélection (short list) dans le cadre de l’appel d’offre « KF-X » portant sur l’acquisition de 40 avions de combat. L’armée de l’air sud-coréenne classait le Rafale premier des trois appareils évalués (F-15E de Boeing, Eurofighter) à l’issue des évaluations techniques, financières et des offsets (compensations). Au final, c’est Boeing qui avait remporté la compétition sur des critères exclusivement politiques.
Nouveau duel, cette fois-ci dans le ciel de Singapour en 2005. Là aussi, le ministère de la Défense de la ville-Etat, qui souhaite acquérir 20 chasseurs dans le cadre de l’appel d’offre « NFRP », élimine l’avion européen. Le Rafale affronte une nouvelle fois en finale le F-15E de Boeing. L’offre américaine s’impose en septembre 2005 sur des considérations politiques. Le communiqué de Dassault Aviation est d’ailleurs sans équivoque : « le poids américain donne une fois de plus raison au proverbe chinois : le bambou penche toujours du côté de celui qui pousse le plus fort ». Dassault Aviation a également perdu en raison de la faiblesse du dollar cette année-là.

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Ciel&Espace: Les Russes s’engagent avec les Européens et les Américains dans ExoMars

Au terme d’une réunion à Paris le 8 décembre 2011, l’agence Roskosmos, l’ESA et la Nasa ont décidé d’explorer les possibilités d’une coopération tripartite dans la mission ExoMars. Les recommandations de deux groupes de travail chargés des aspects techniques sont attendues pour le début du mois de février 2012.

« Les Russes pourraient fournir le lanceur pour la mission de 2016, mais aussi intégrer certains de leurs instruments scientifiques au programme ExoMars », explique Franco Bonacina, le porte-parole de l’ESA.

Le premier groupe de travail mis en place le 8 décembre est chargé de confirmer la faisabilité d’un lancement en 2016 par une fusée russe Proton.

Le second doit explorer les possibilités d’intégration d’instruments russes dans le programme ExoMars.

Celui-ci se décompose actuellement en deux missions : l’envoi en 2016 d’un orbiteur chargé d’étudier les gaz à l’état de traces dans l’atmosphère martienne, ainsi qu’un démonstrateur d’atterrissage, puis, en 2018, le lancement de rovers – l’un américain, l’autre européen.

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Bruxelles2: Paris et Londres forcent le trait sur l’embargo pour les armes. Pourquoi ?

Mais quelle mouche a donc piqué tout d’un coup la France et le Royaume-Uni pour exiger de leurs partenaires européens la levée de l’embargo des armes vers la Syrie. Et unis comme les doigts de la main affirmer que si leurs partenaires ne l’accepteraient pas, ils envisageraient l’un comme l’autre, des mesures unilatérales. La détérioration de la situation en Syrie pèse certainement. Les forces “modérées”, prises en étau entre d’une part des extrémistes, mieux armés, plus entraînés et déterminés, et un régime qui ne faiblit pas depuis les deux années de guerre, risquent d’être laminées dans la Syrie nouvelle qui s’esquisse, de gré comme de force. Et il importe d’intervenir d’une manière ou d’une autre. Mais le message a une portée multiple tel un coup de billard qui va heurter plusieurs boules avant de pousser la dernière dans le trou.

Premier visé… les Européens. On croyait la discussion close au moins pour quelques semaines (jusqu’à fin mai). Paris et Londres entendent bien la reprendre tout de suite. Le travail entamé sur l’assouplissement des sanctions civiles ne peut être ainsi, selon cantonné, à ce terrain. Il faut entamer dès maintenant l’élargissement de l’embargo sur les armes. Et ne pas attendre mai comme l’espéraient certains pays.

Second visé… La Russie. La menace est désormais claire. Vous continuez d’armer et d’envoyer une assistance technique au régime de Bachar. Les Occidentaux feront de même. Rappelez-vous l’Afghanistan semblent leur dire Paris et Londres où les missiles anti-aériens avaient contribué à rééquilibrer les forces militaires sur place. Il s’agit donc d’amener Moscou à davantage de mansuétude au Conseil de sécurité de l’ONU comme d’une pression supplémentaire sur le régime. Jeu dangereux.

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La Tribune: Made in France ou made in Monde?

Le « made in France » peut-il tenir lieu de « redressement productif » des filières industrielles qu’Arnaud Montebourg, le ministre star de François Hollande, veut incarner, jusque dans son image personnelle?

Depuis qu’il a arboré fièrement une marinière et un mixer, le patriotisme économique est revenu à la mode. Comment être contre? Tous les pays le font, à commencer par les États-Unis avec leur Buy American Act et leur Small Business Act qui privilégie les PME nationales dans les appels d’ores.

Trois Français sur quatre se disent prêts à acheter un produit fabriqué en France même s’il faut pour cela le payer (un peu) plus cher. La conscience du consommateur, appelé à faire son « devoir », est donc là. Mais comment être sûr que l’acte citoyen ne fasse pas le lit de marchands d’illusions? Dans bien des cas, le produit n’est présenté comme français que grâce à la dernière étape de la chaîne d’assemblage.
Pour lutter contre ce danger, un effort de labellisation a été engagé pour assurer la traçabilité de la production et apporter une « Origine France Garantie » au consommateur patriote. Certains pays, comme le Royaume-Uni, vont jusqu’à publier sur le Net la liste des produits estampillés nationaux, une démarche qui pourrait tenter Arnaud Montebourg.

Un virus nationaliste et autarcique
Après tout, pourquoi pas… La marque France vaut bien une messe et, au pays de l’exception culturelle, elle constitue une arme de communication puissante pour affronter la concurrence mondiale. La diplomatie économique est aussi une affaire de soft power, et l’on n’a rien à perdre à communiquer sur la qualité de nos produits. Mais le danger que court notre ministre du Redressement productif dans ce combat légitime pour maintenir en France les emplois et les savoir-faire est de basculer vers le redressement contre-productif en inoculant dans l’opinion un virus nationaliste et autarcique.

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Les Echos: L’inquiétude grandit sur les budgets militaires

Les rumeurs sur les coupes dans les effectifs ou les programmes se multiplient.

A quelques jours de la publication du Livre blanc de la défense, l’inquiétude va crescendo sur le tour de vis budgétaire qui s’annonce. Dans la foulée du cri d’alarme des sénateurs (« Les Echos » d’hier), le « Point.fr » a ajouté à l’angoisse en évoquant des scénarios apocalyptiques. Pêle-mêle, il y est question de 30.000 suppressions de postes, en plus des 54.000 décidées en 2008, de 15.000 dans l’industrie, de la mise sous cocon du porte-avions ou de la liquidation de Nexter…

Gel des crédits

Que la DGA et l’état-major établissent des scénarios noirs en ce moment, c’est évident, quand bien même certains apparaissent improbables (comme l’abandon de l’A400M, qui a cruellement manqué au Mali). S’ils le font, c’est que l’argent va manquer pour financer la dissuasion, les programmes en cours ou à venir. De là à ce que François Hollande endosse le rôle de fossoyeur de la Grande Muette…

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Usine Nouvelle: Les entreprises françaises peu admirées dans le monde

Le magazine Fortune a publié son classement annuel des entreprises les plus admirées au monde. Les Français ont du mal à trouver leur place, aucune société de l’Hexagone n’est recensée parmi les 50 entreprises les plus populaires.

Depuis 1983, le magazine américain économique Fortune dresse une liste des 50 entreprises les plus admirées au monde. Chaque année, le magazine demande aux dirigeants d’entreprise de choisir la société qu’ils préfèrent.

En 2013, Apple (pour la sixième année consécutive),Google et Amazon dominent le classement. Le made in France ne semble pas séduire les chefs d’entreprise questionnés par Fortune, vu qu’aucune société française n’a trouvé sa place parmi les 50 premiers.

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La Tribune: François Hollande proposerait à la Bolivie des « transferts de technologies au meilleur prix »

En visite officielle en France, le président Evo Morales a manifesté l’intérêt de son armée pour les hélicoptères et avions du groupe EADS. D’après le président Bolivien, François Hollande aurait parlé de « transferts de technologie française au meilleur prix pour les Boliviens ».

En visite officielle en France, le président Bolivien a signifié l’intérêt de son pays pour des avions et surtout des hélicoptères fabriqués par EADS. Après avoir visité le site d’Airbus à Toulouse, mardi, Evo Morales a exprimé sa « volonté d’acquérir des avions, des hélicoptères ». D’après lui, les appareils d’Eurocopter, filiale du groupe EADS, « sont chaudement recommandés par les cadres de l’armée bolivienne » notamment pour leur capacité de « voler en altitude et de faire des transports de troupe en grand nombre ». Pour le président bolivien, ces caractéristiques seront utiles pour lutter contre la production de coca, dont les plantations se situent parfois « sur les hauts plateaux boliviens difficilement atteignables ».

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