Petit histoire de l’intervention au Mali ou comment réparer les pots cassés!

Alors que l’on s’inquiète de la progression des islamistes au Mali, il semble de bon ton de rappeler que la France et les occidentaux financent les islamistes en Syrie après les avoir placés et armés en Libye, et les avoir soutenus en Egypte et en Tunisie. La Tunisie qui, comme l’Iran, critique aujourd’hui notre intervention au Mali!

Rappelons que ces groupes venus d’Algérie après la guerre civile de 1991-2002 (une dizaine alors), n’ont pas été détruit lorsque nous le pouvions encore aisément, et ce, malgré de récurrentes alertes de nos services. C’est une fois bien établis dans le Sahel, qu’ils ont alors pu recruter et se mélanger à la population locale. Ce sont désormais des centaines, voir quelques milliers de combattants, qui affrontent nos troupes au Mali.

En 2011, au nom des Droits de l’Homme, nous avons armé les opposants à Kadhafi qui, une fois sa chute intervenue, ont en outre pu utiliser les stocks d’armes du régime et les transférer dans le Sahel en général, et le Nord du Mali en particulier.

Et c’est donc là ou nous en sommes aujourd’hui. A nous battre contre un ennemi qu’ailleurs nous armons et finançons depuis des mois, sans rien ignorer des liens et des échanges entre ces groupes. « Terroristes criminels » que le gouvernement ne qualifie jamais de « terroristes islamistes » pour ne pas heurter « l’Islam de France », soucieux de répondre à la demande du Président du CFCM. Mais rassurons nous, c’est pourtant bien la Charia qui est appliquée dans les territoires que ces groupes administrent.

Voila donc ou l’intervention en Libye, et le financement de l’opposition en Syrie nous mènent. Et si encore nous avions bénéficié de contrats de reconstruction, alors aurions-nous pu parler des intérêts Français. Pour les plus patriotes tout du moins, dont l’auteur de ces lignes aime à penser faire parti. Mais en l’état, la situation rappelle la célèbre citation de Bossuet: « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes« .

Notons, enfin, que cette mission qui vise à libérer un pays du terrorisme, ne comporte aucun projet de partition qui aurait pu racheter l’erreur du colonisateur français. Il est en effet admis qu’il existe dans les faits deux Mali. Un d’Afrique noir et un « Touareg » (Touaregs non-islamistes qui se sont alliés avec les islamistes, puis se sont fait dépasser par ces mêmes islamistes renforcés par la guerre du Libye justement). D’ou le conflit survenu suite à l’échec du coup d’Etat de militaires Maliens (du sud) ayant voulu en finir avec les conflits du nord en 2012, mais qui ont magistralement réussi à provoquer l’effet inverse.

Alors précisons que Glorieuse France soutient notre armée de toutes ses forces, et espère que la mission de nos courageux militaires sera un franc succès. De plus, une armée a besoin de théâtres d’opération pour s’entraîner et tester son matériel. C’est, en l’espèce, ce que les politiques leur demandent qui semble encore une fois dénué de stratégie à long terme.

N’oublions pas, dès lors, de chaudement remercier l’auteur du « Serment de Tobrouk« …

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