Oui à un Europe des Nations, Non à une Europe des technocrates

L’Europe était une idée, un désire, un rêve. Celui d’une puissante alliance faite de nations et de peuples vivant en paix. Notre continent est le berceau des civilisations grecques, romaines, slaves et germaniques, de l’épanouissement du génie chrétien et du siècle des lumières. Ce sont ces héritages multiples, divers, riches qui forgèrent chez les peuples européens l’amour de la beauté des arts, de la philosophie, du droit et du rationalisme scientifique. Qui permirent ce savant mélange entre épanouissement des individus et dépassement collectif.

Malheureusement, peu à peu, le rêve se brise. Abandonnée à des technocrates apatrides et inféodés à des intérêts étrangers, la construction actuelle renie ce que l’Europe a de plus précieux, son histoire pluriel, et condamne, par là même, l’existence de toute communauté de destin.

C’est pourquoi, nous jeunes patriotes de droite, refusons cette Europe amnésique, déresponsabilisée et affaiblie dans la mondialisation mais appelons de nos vœux une nouvelle Europe faite des peuples et de nations souveraines, puissantes et fières d’elles-mêmes.

Oui, nous jeunes patriotes de droite, proclamons avec force vouloir une Europe des Peuples. Nous dénonçons la tentative de technocrates austères et apatrides, de fusionner, métisser et homogénéiser les peuples européens. Au contraire, nous aspirons à une coopération fraternelle entre ces différents peuples prenant en compte leurs richesses culturelles et leurs diversités millénaires.

De même, c’est notre amour de la démocratie qui doit nous conduire à nous lever afin de redonner la parole aux peuples détenteurs de la souveraineté qui doivent pouvoir élire directement ceux qui exercent le pouvoir en leur nom.

Mais comme l’affirmait le Général de Gaulle, la démocratie c’est aussi la souveraineté nationale !

Dès lors, nous jeunes patriotes de droite, réclamons également une Europe de nations qui ne se laissent pas dicter leurs politiques par des aréopages internationaux non-démocratiques. Notre nation, la France, n’est pas vouée à l’effacement et ne doit pas se voir reléguée au rang de simple province d’un ensemble plus vaste dirigé par des institutions sans légitimité populaire.

A l’inverse, l’Europe doit être une coopération de nations européennes qui dans un monde globalisé devient vitale si l’on désire éviter toute sujétion à une puissance étrangère. Si l’on souhaite préserver l’indépendance diplomatique, militaire, culturelle ou économique de notre continent. Cette coopération doit se faire sur la base d’une solidarité historique et géographique, de l’Atlantique à l’Oural, et donc inévitablement de Brest à Vladivostok. Mais elle ne peut intervenir que là ou des positions communes, simples et réelles sont possibles. Selon les sujets et entre des pays au sein desquels les intérêts ne sont pas fondamentalement divergeant. Car on ne fait pas de politique autrement que sur les réalités.

Nous considérons que pour que vive une France puissante dans une Europe prospère, il est impératif que cette dernière soit un levier d’Archimède permettant à nos nations de parler d’égal à égal avec les plus grandes puissances de ce monde.

Par conséquent, nous jeunes patriotes de droite, exigeons enfin une Europe des projets de puissance et non pas une Europe de la bureaucratie et de la complexité administrative. Nous désirons une Europe de projets scientifiques et industriels ayant pour but d’accroître la puissance des nations qui la composent, plutôt qu’une Europe qui légifère sur le vin, les cigarettes, le camembert ou les chasses d’eau.

De ces projets, la France doit être un moteur, un phare. Victor Hugo grand penseur de l’Europe affirmait : « Ce que Paris conseille, l’Europe le médite ; ce que Paris commence, l’Europe le continue ». Ce rôle, la France l’a tenu hier pour le bien de l’Europe en étant à l’initiative d’Airbus, de l’Agence spatiale européenne et du Marché commun agricole. Ce rôle, elle devra l’assumer demain en pilotant des projets tels que la création d’un géant européens de l’Internet et des réseaux sociaux ou un EADS maritime redonnant aux chantiers navals du continent leurs lettres de noblesse. Car sans politique de puissance, nulle indépendance, nulle souveraineté possible.

En définitive, nous ne voulons d’une Europe ni des chimères, ni des mythes, et exigeons une Europe de la réalité s’épargnant les désillusions qui tuent le rêve européen. C’est à ce prix seul, que l’Europe pourra être l’instrument permettant aux nations européennes de renouer avec la grandeur. 

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