Les Echos: « Pourquoi Fitch est la dernière agence à noter la France AAA »

Fitch avait assigné il y a près d’un an une perspective « négative » à la note française. Elle ne prendra pas sa décision avant 2013.

Jamais deux sans trois ? Après la décision de Moody’s, la France n’est plus notée AAA que par une seule des trois grandes agences de notation financière qui font référence sur les marchés : l’agence Fitch.

En fait, la France est toujours sous la menace d’une dégradation de Fitch. Celle-ci avait assigné il y a près d’un an (le 16 décembre 2011) une perspective « négative » à la note française. Elle mettait alors en avant, comme les autres agences, l’exposition de la France à la crise européenne, son déficit budgétaire structurel plus important et un poids de la dette plus grand par rapport aux autres pays bénéficiant du AAA. « Cette perspective négative indique qu’il y a un peu plus de 50% de chances d’un abaissement de la note d’ici deux ans », avait alors expliqué Fitch dans son communiqué.

Depuis, plus de nouvelles ou presque. Fitch a simplement indiqué, à plusieurs reprises, qu’il n’y aurait pas de décision sur la note française en 2012, « sauf modification notable du profil de risque », et que la revue de la note interviendrait donc l’année prochaine.

Un « réflexe patriotique »  ?

Certains vont jusqu’à avancer que Fitch est moins sévère que ses concurrents Moody’s et Standard & Poor’s avec la France… parce que son principal actionnaire est Français. Fitch est en effet détenu à 50% par Fimalac, le holding du financier Marc Ladreit de Lacharrière, et à 50% par le groupe américain Hearst. Autrement dit, selon ces mêmes détracteurs, Fitch aurait tendance à « surnoter » la France, guidée par une sorte de « réflexe patriotique ».

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