Les Echos: « L’Union européenne remercie la France et débloque son portefeuille »

A Bruxelles, la France a obtenu un soutien unanime et la promesse de renforts logistiques, financiers et, éventuellement, humains.

La France est désormais dans une course de vitesse pour réunir le plus vite possible le soutien du plus grand nombre d’Etats. La tragique prise d’otages en Algérie lui permet en tout cas d’ouvrir les yeux de tous sur la nature du conflit. « Au Mali, il s’agit d’empêcher la création d’un Etat dominé par des terroristes, un Etat qui n’a pas moins de 7 frontières et est à la porte de l’Europe », a expliqué hier à Bruxelles le ministre français des affaires étrangères, Laurent Fabius. Plus abrupt encore, son homologue malien, Tiéman Hubert Coulibaly, a évoqué les « forces obscurantistes qui révèlent leur vrai visage au monde et qui, sous couvert de religion, abritent une organisation criminelle financée par le trafic des armes et de la drogue ».

A Bruxelles, Laurent Fabius a promis que la France n’était pas seule. « Tous mes collègues européens ont remercié la France d’avoir agi vite et ont confirmé leur volonté d’apporter plus de soutien à la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) », a-t-il déclaré. « Il est tout à fait possible que des pays européens décident non seulement d’apporter de la logistique, mais aussi de mettre à disposition des soldats », a-t-il ajouté, tout en reconnaissant que la France ne pouvait rien forcer dans le cadre actuel de la politique de sécurité et de défense européenne. De son côté, la chef de la diplomatie de l’Union, Catherine Ashton, a aussi déclaré à l’issue de la réunion des 27 ministres des affaires étrangères que certains Etats n’excluaient pas d’apporter un soutien militaire, et pas seulement logistique, comme c’est le cas actuellement.

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