Les Echos: Libre-échange : les Etats-Unis et l’Europe veulent avancer

Les Etats-Unis et l’Union européenne se sont dit « oui ». Oui pour relancer des négociations ambitieuses afin de conclure un nouvel accord de libre-échange porteur de croissance. Oui pour surmonter leurs différends afin de reprendre la main sur un agenda commercial à l’arrêt depuis l’échec des négociations multilatérales de Doha. Oui pour rechercher un accord qui aura valeur d’exemple dans le monde.

A Bruxelles, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, s’enthousiasme déjà pour « le plus grand accord commercial du monde »« C’est une excellente nouvelle pour l’économie mondiale, qui montre qu’en dépit de la crise financière, l’Europe dit « non » au retour du protectionnisme », a-t-il souligné. Cet accord pourrait représenter un surcroît annuel de 0,5 % de PIB pour l’Europe et de 0,4 % pour les Etats-Unis à l’horizon 2027, ont évalué les experts.

David Cameron et Angela Merkel ont salué hier cette volonté politique partagée d’aller de l’avant, la France gardant un silence prudent. Les conflits commerciaux entre les deux continents, comme la dispute entre Boeing et Airbus, les querelles sur les OGM ou la défense de l’exception culturelle, ne vont pas disparaître comme par magie et la négociation ne sera pas facile, a concédé José Manuel Barroso. Mais selon lui, le jeu en vaut la chandelle et les conditions d’un succès sont réunies contrairement aux décennies précédentes. L’Europe comme les Etats-Unis, lestés par leurs déficits budgétaires, ont chacun désespérément besoin de relais de croissance. Ils ne peuvent plus miser sur des avancées au niveau multilatéral. Et le dossier agricole, le plus épineux, entre les deux continents, chacun dénonçant les subventions de l’autre, est moins tendu dans un contexte de croissance de la demande et de remontée des cours. Enfin, les deux blocs, tous deux dotés de règles du jeu contraignantes en matières sociale, environnemental et de droit de l’homme, ont pris conscience de la nécessité d’unir leur force face aux économies émergentes. «  Ces négociations entre les deux plus grands blocs économiques donneront le « la » des règles au plan mondial », a ainsi affirmé José Manuel Barroso.

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