Le Monde: Le Québec veut parler encore plus français

Faut-il parler davantage français au Québec ? C’est la question que se pose le gouvernement local, qui a déposé une refonte de la Charte de la langue française en décembre dernier. La ministre de l’immigration et des communautés culturelles, Diane de Courcy, défend « le droit de vivre et de travailler en français » dans un Québec francophone, qu’elle juge miné par l’exigence de l’anglais sur le marché du travail.

La francisation de la Belle Province consiste à sélectionner davantage d’immigrants francophones – ainsi que leur conjoint francophone, et à mettre en place dans les pays d’origine des cours de français précédant l’arrivée au Québec. Pour ce faire, Diane de Courcy envisage un service d’intégration en ligne, avec entretiens par webcam avec les agents de l’immigration. Les entreprises québecoises toucheront des subventions pour franciser les lieux de travail et permettre aux immigrants d’acquérir une première expérience dans leur domaine de compétence.

« L’intégration réussie des personnes immigrantes à la société québécoise est un enjeu fondamental. Des immigrants qui maîtrisent le français en emploi et qui contribuent en français à leur milieu de vie peuvent grandement contribuer à dynamiser le Québec », écrit-elle dans le quotidien Le Devoir.

Le projet de loi ne sera étudié en commission parlementaire qu’à la mi-mars, mais il divise déjà les Québecois. « Le français sera toujours une priorité lorsqu’il est pris de la bonne façon, lorsqu’on souhaite partager le bonheur du français plutôt que d’avoir un marteau pour l’imposer », a déclaré Jean-Marc Fournier, chef de l’opposition libérale. Il défend le droit de choisir sa langue d’apprentissage, pour mieux s’internationaliser : « Les jeunes Québécois ont le droit d’avoir le monde pour ambition. »

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