Le Monde: L’ambition du Grand Paris, malgré la crise

L’on déplore trop souvent la dictature de l’urgence qui pèse sur les responsables politiques pour ne pas saluer, quand ils se produisent, les desseins stratégiques et les décisions ambitieuses.

C’est le cas du chantier du Grand Paris. Lancé dès 2007 par Nicolas Sarkozy, il est repris à son compte, pour l’essentiel, par l’actuel gouvernement, au prix d’une coquetterie inutile consistant à le rebaptiser « Nouveau Grand Paris ». Le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, l’a annoncé le 6 mars, au grand soulagement de ceux qui craignaient un enlisement du projet.

D’une présidence à l’autre, le diagnostic est le même : Paris étouffe dans des frontières inchangées depuis un siècle et demi. Faute d’une vision globale, la région-capitale ne parvient plus, depuis longtemps, à traiter à la bonne échelle des problèmes aussi cruciaux que les transports (surchargés), le logement(insuffisant), la crise des banlieues (récurrente) et la compétitivité d’une métropole qui n’a plus les moyens de rivaliser avec les grandes capitales mondiales. L’enjeu est crucial pour une région qui concentre une dizaine de millions d’habitants et 30 % de la richesse nationale.

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