Le Figaro: « La France numéro un mondial pour son électricité »

L’Hexagone décroche la palme sur 146 pays pour la qualité de son électricité dans le nouveau baromètre de KPMG et la 9e place pour sa compétitivité énergétique.

La France numéro un dans un classement de 146 pays pour «la qualité de son électricité, sa disponibilité et son accès». Cette médaille d’or mondiale est «la conséquence d’un parc nucléaire important». Le résultat de ce baromètre inédit de «la compétitivité énergétique des États» établi par KPMG et l’Institut Choiseul, publié en avant-première par Le Figaro, ne manquera pas d’alimenter le débat sur la transition énergétique dont le coup d’envoi doit être donné jeudi. Il confortera les défenseurs du parc atomique d’EDF et crispera ceux qui veulent en réduire le poids.

La France n’est en réalité pas le champion du monde toute catégorie en matière de compétitivité énergétique. Pour établir ce classement, le cabinet KPMG et l’Institut Choiseul ont retenu treize indicateurs, regroupés en quatre catégories, dont l’une est la «qualité de l’électricité», les trois autres étant «la qualité du mix énergétique», «la compatibilité avec l’environnement», et une catégorie moins définie regroupant le nombre de coupures électriques mensuelles et le climat général des affaires. Au classement général, regroupant les quatre catégories, la France se classe au rang honorable de neuvième mondial avec une note de 60,8 sur 100 à comparer avec 75 pour la Norvège, numéro un.

En justifiant la première place – ex-aequo avec la Corée du Sud – de l’Hexagone dans la catégorie électricité par son parc nucléaire, l’étude de KPMG ne prête-t-elle pas le flanc aux critiques de parti pris sur l’énergie atomique? «Nous avons considéré l’existence et la taille d’un parc nucléaire dans un pays comme un apport positif à la sécurité d’approvisionnement», justifie Wilfrid Lauriano do Rego, responsable énergie chez KPMG, l’un des deux responsables du rapport. «Le nucléaire n’a pas été envisagé dans cette catégorie du point de vue environnementale, et le prix de l’électricité n’a pas non plus été pris en compte». En outre, trois autres critères concourent à la note de la catégorie électricité: le taux d’accès à l’électricité, la consommation d’électricité par habitant, et les pertes dans la génération d’électricité.

La France est en revanche très mal classée – 93e – pour la qualité de son mix énergétique, catégorie qui reflète sa forte dépendance aux importations d’énergies fossiles et la faible part d’énergies renouvelables dans son bouquet énergétique.

«Nous avons retenu des critères qui étaient disponibles dans des bases de données internationales fiables afin d’établir une comparaison de 146 pays», justifie de son côté Pascal Lorot, président fondateur de l’Institut Choiseul, ancien de Total et de la CRE (Commission de régulation de l’énergie). Ce souci de comparer des données simples a empêché de prendre en compte les gaz de schistes en tant que facteur de compétitivité mais ils interviennent pour calculer le taux d’indépendance énergétique. Compte tenu de cette lacune, les États-Unis arrivent onzième au classement général, avec 58,3 points et auraient sans doute un meilleur score si le prix de l’énergie pesait davantage dans ce classement.

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