Le Figaro: « La France est de plus en plus gagnée par la mondialisation »

L’Hexagone arrive en 14e place dans le classement d’Ernst & Young, largement devant les États-Unis et la Chine. Notre pays n’a cessé de s’ouvrir aux échanges de toute nature, gagnant sept places depuis 1995.

Les Français s’en méfient et ne l’aiment guère, mais leur pays est l’un des plus intégrés dans les circuits de la mondialisation. Pour établir son classement annuel présenté ce mardi à l’ouverture du Forum économique deDavos, le consultant Ernst & Young prend en compte cinq critères totalement objectifs: l’importance des échanges commerciaux dans l’activité économique (PIB), les flux de capitaux, les mouvements de main-d’œuvre, les échanges technologiques et «l’intégration culturelle». Même ce dernier aspect fait l’objet de mesures quantitatives simples et incontestables, tels les échanges téléphoniques internationaux.

À quoi s’ajoutent les jugements qualitatifs de quelque 800 «global business leaders» (décideurs privés internationaux) – le public naturel de Davos – qui s’expriment en particulier sur les réglementations de chaque pays. En clair, l’image plus ou moins protectionniste de chaque économie nationale.

Les États-Unis en 25e position

Au total, la France est classée au 14e rang des pays les plus ouverts, sur les 60 pays les plus importants de la planète par leur PIB. Les États-Unis, la Chine et le Japon, les trois premières puissances économiques mondiales, n’arrivent respectivement qu’en 25e, 44e et 43e position.

À l’inverse, Hongkong, Singapour, l’Irlande, la Belgique et la Suisse occupent le haut du classement, leur faible taille les obligeant tout naturellement à s’ouvrir aux autres et à jouer la carte de la division internationale du travail. L’Allemagne figure pour sa part en 11e position.

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«Depuis 1995, la France a progressé de sept places», soulignent les auteurs de l’étude, dont la finalité est de décrypter pour les entreprises multinationales les vagues de fond de la mondialisation.

Nouveaux marchés porteurs

«Bien que la globalisation continue, son rythme s’est ralenti par rapport aux niveaux atteints avant la récession (de 2008-2009) et sa nature a changé», considère toutefois James Turley, le président d’Ernst & Young. Selon lui, bien plus que les investissements internationaux, «la technologie est maintenant le premier moteur de la mondialisation». Il s’agit avant tout des technologies de l’information et des réseaux sociaux, qui vont «permettre aux entreprises d’établir de nouvelles relations avec les consommateurs».

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