Le Bréviaire des Patriotes: « Du droit fondamental de faire sécession de l’Union Européenne »

Alors que l’Europe fédérale craque de toutes parts et s’enfonce sous le poids immense de ses tares originelles, Le Bréviaire des Patriotes propose aujourd’hui à ses lecteurs, la clef institutionnelle ouvrant à la France et aux Français le chemin de la liberté. 

« Lorsque, dans le cours des évènements humains, il devient nécessaire pour un peuple de dissoudre les liens politiques qui l’ont attaché à un autre et de prendre, parmi les puissance de la terre, la place séparée et égale à laquelle les lois de la nature et du Dieu de la nature lui donnent droit, le respect dû à l’opinion de l’humanité oblige à déclarer les causes qui  le déterminent à la séparation ».

C’est par ces mots que débute la Déclaration d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique, signée par les 56 délégués le 4 juillet 1776 à Philadelphie. Ainsi, en exprimant leur farouche volonté de se séparer de l’Angleterre qui les opprimait, ceux qui devaient devenir les américains instituaient l’une des toutes premières sécessions unilatérales, ce qu’il convient d’appeler aujourd’hui une Déclaration Unilatérale d’Indépendance (DUI).

Quiconque s’intéresse aux traités de Schengen, de Maastricht, d’Amsterdam, de Nice et maintenant de Lisbonne qui les intègre tous, peut aisément se rendre compte que tous les maux, je dis bien tous les maux dont souffre notre pays aujourd’hui (explosion du chômage, déferlement migratoire, exode des entreprises et des emplois, hyper surendettement de l’Etat, destruction des services publics, effondrement démographique, explosion des prix, des impôts, du déficit budgétaire, disparition de la morale, de la famille, asservissement de nos forces armées à une puissance étrangère, inversion des valeurs, destruction de nos codes de droit et du droit du travail, instauration d’un régime policier, espionnage de nos écrits, arrestations arbitraires, destruction des nos institutions et de nos pouvoirs publics, etc.. etc..), sont dus à l’application de ces effrayants traités.

Et souvenons nous : non seulement, sauf peut être pour Maastricht que le peuple français à ratifié du bout des lèvres à une très faible majorité et après une campagne déshonorantes des partisans du « Oui » qui allièrent mensonge et subjugation pour parvenir à leurs fins, les autres traités lui ont été imposés de force en le subjuguant par la voie parlementaire.

Pire en ce qui concerne le traité de Lisbonne qui tient lieu aujourd’hui de Constitution européenne, que Monsieur Nicolas Sarközy de Nagy Bocsa a réintroduit en février 2008 par un vote du Congrès alors que le peuple français l’avait préalablement repoussé par la voie la plus solennelle qui soit en mai 2005 : la voie référendaire !

Pire encore : l’application des ces traités interdit à nos gouvernements toute disposition de nature à remédier aux maux sus évoqués car  d’exécutif le gouvernement est ravalé au rang d’exécutant!

Dans de telles circonstances, face à une telle aliénation de ses libertés fondamentales, à un tel appauvrissement, à un tel totalitarisme, le peuple français est-il éternellement tenu d’adhérer à cette fédération européenne qui l’opprime, le ruine et le conduit à sa disparition ?

Ne se trouve-t-il pas dans une situation analogue aux habitants des colonies d’Amériques en 1776, et ne peut-il pas se retirer de l’Union Européenne en faisant sécession ? Mais bien sur que oui, vous répondra-t-on, d’ailleurs la sécession est prévue en toutes lettres dans le fameux traité de Lisbonne à l’article  49 A qui stipule :

1-      « Tout Etat membre peut décider, conformément à ces règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union. »

Cette disposition peut paraître séduisante, mais encore faut-il qu’il y ait un gouvernement français assez déterminé pour engager cette procédure, ce qui est loin d’être évident, mais aussi que nos règles constitutionnelles le permettent…

Je ne m’appesantirai pas sur la structure passablement hypocrite de ce rappel au pouvoir constitutionnel de l’Etat membre candidat à la sécession, quand on sait que le traité de Lisbonne anéanti le dit pouvoir constitutionnel, mais passons et voyons plus loin ce que dit le traité de Lisbonne :

2 – « L’Etat membre qui décide de se retirer notifie son intention au Conseil européen, l’Union négocie et conclue avec cet Etat un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l’Union ».

Article qui montre très clairement que pour sortir il faut impérativement passer sous les fourches caudines du Conseil européen…Pas évident pour aboutir, mais voyons la suite :

« Cet accord est négocié conformément à l’Article 188 N, paragraphe 3 du traité sur le fonctionnement de l’Union de l’Union Européenne. Il est conclu au nom de l’Union, par le Conseil, statuant à la majorité qualifiée après approbation du Parlement européen ».

Ici, je vous ferai grâce de la procédure complexe et particulièrement opaque de l’Article 188N qui ne comporte pas moins de 73 lignes et où les décisions s’entrecroisent entre le Conseil, la Commission et le Parlement européen conduisant à des lenteurs telles que, soit le gouvernement sécessionniste est découragé, soit le cycle électif aidant, il a dû céder  la place à un gouvernement plus docile…

Par ailleurs, d’autres articles tels les articles 290 et 291, nouvellement introduits, permettent à la Commission de contourner la volonté du Conseil. De plus la généralisation des votes à la majorité qualifiée prescrite aux articles 49A et 188 N, rend absolument illusoire  l’aboutissement de toute sécession en application du traité de Lisbonne. C’est un leurre !

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