La Tribune: « Intelligence économique : l’Etat s’est mis en ordre de bataille »

Olivier Buquen, délégué interministériel à l’intelligence économique, a clôturé la 18ème Journée nationale d’intelligence économique d’entreprise. Il évoque notamment la création d’un fonds d’investissement public pour la consolidation de la filière aéronautique et un passage en revue de tous les textes français qui seraient plus contraignants que les textes européens pour éviter des distorsions de concurrence.

« Le thème « Vers une compétitivité retrouvée » ne pouvait pas être mieux choisi. C’est une impérieuse nécessité et c’est dans ce cadre que s’inscrit la stratégie de l’Etat en matière d’intelligence économique », a déclaré le préfet Olivier Buquen, délégué interministériel à l’intelligence économique (D2IE), lors de son allocution de clôture de la 18ème Journée de l’intelligence économique d’entreprise.
Dès 2010, via la D2IE, le gouvernement a organisé sa stratégie autour de la veille stratégique, de la sécurité économique et de l’innovation. Objectif : avoir « un Etat vigie, un Etat stratège et un Etat protecteur. Mais ça ne peut fonctionner qu’avec l’implication de tous les acteurs ».
Aujourd’hui, chaque préfet de région dispose désormais d’un coordonnateur pour travailler sur les sujets opérationnels liés à l’intelligence économique. Dans chaque département, un sous-préfet sert également de courroie de transmission entre l’échelon régional et le terrain.

Consolidation de la filière aéronautique

Olivier Buquen a détaillé certaines actions mises en œuvre par la D2IE, notamment celle qui concerne la consolidation de la filière aéronautique. « Nous avons formulé une préconisation pour pérenniser la compétitivité de cette filière, en suggérant la création d’un fonds d’investissement public dédié. Il est en train d’être mis en œuvre ».
Le sujet de la publication des comptes des entreprises non cotées, source de distorsion de concurrence pour les entreprises françaises, est également dans le viseur d’Olivier Buquen.
« La législation française est beaucoup plus contraignante pour les entreprises non cotées qu’à l’étranger. Nos concurrents savent tout de nous par ce biais. Sur ce sujet, nous avons même dépassé la législation européenne. Nous avons été plus royaliste que le roi », affirme-t-il.
D’ici le printemps 2013, un recensement de l’ensemble des textes français qui sont plus contraignants que les textes européens sera ainsi effectué filière industrielle par filière industrielle.

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