Gaz de schiste, gaz de Lacq, même combat ?

Si le gaz de Lacq sous haute pression et sulfuré était découvert aujourd’hui, son exploitation serait sans doute interdite. De quoi s’interroger au vu de la success-story industrielle qui a jailli de ce gisement. La ressemblance avec le blocage existant sur les gaz de schiste est tout sauf fortuite.

Dans son interview exclusive accordée à L’Usine Nouvelle, la présidente du Medef Laurence Parisot, interrogée sur les gaz de schiste, lance : « Une politique de croissance passe toujours par l’acceptation du progrès scientifique (…) Pourquoi le progrès scientifique ne nous permettrait-il pas d’améliorer le mécanisme de fracturation hydraulique pour accéder au gaz de schiste ? »

C’est un raisonnement que répètent à l’envi pétroliers, parapétroliers, chimistes… Beaucoup s’inquiètent de ce manque de confiance dans la capacité du progrès scientifique à surpasser les obstacles. Manque de confiance qui confine parfois à l’obscurantisme. Ce blocage français sur les gaz de schiste, qui interdit d’aller déterminer si la France possède des réserves, contraste avec une époque où le progrès était synonyme de croissance, il y a seulement soixante ans.

A la sortie de la Seconde Guerre mondiale, la France part en quête d’indépendance énergétique et sonde son sol à la recherche de pétrole. Quelques « poches d’huile » sont bien découvertes dans le bassin parisien et dans le sud-ouest de la France. Mais la surprise intervient un beau jour de décembre 1951. A l’occasion d’un forage exploratoire, les géologues tombent sur une réserve géante de gaz, provoquant une « éruption » qui demandera plusieurs jours pour être maîtrisée.

Lire la suite de cet article ICI

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *