Challenges: « Pourquoi les PME allemandes aiment tant les normes »

L’Allemagne pilote le comité international de normalisation depuis 10 ans. Ce n’est pas un hasard. En exerçant une influence sur le contenu des normes, les entreprises allemandes assurent leur leadership.

Les PME allemandes aiment les normes. Et elles en voudraient davantage. Ce constat, mis en lumière par le ministère fédéral de l’Economie et de la Technologie, n’a rien de surprenant dans un pays qui « compte 28.000 experts en normalisation, dont 50% sont salariés dans des PME », selon Torsten Bahke, directeur général du DIN (Deutsches Institut für Normung), l’institut national de normalisation.

« L’une des caractéristiques de l’économie allemande, c’est la présence de nombreux champions cachés et de leaders mondiaux, des PME innovantes, fortement spécialisées et exportatrices », relève Sven Halldorn, directeur des politiques de la technologie du ministère de l’Economie. Invité de la deuxième conférence sur le Mittelstand et la normalisation, qui s’est tenue la semaine dernière à Berlin, ce haut fonctionnaire est persuadé que les normes servent ces champions : « Ces PME ont intérêt à collaborer avec des instituts de formation, à développer une politique active de brevets et surtout, à avoir libre accès aux marchés mondiaux par le biais de normes internationales harmonisées ».

Les normes ne verrouillent pas le marché, elle le stimule

La norme apparaît comme un outil anti-crise aux yeux de beaucoup de patrons. « En participant aux travaux de normalisation, nous avons sécurisé nos parts de marché à l’international », estime Wolfgang Hofheinz, directeur de Bender GmbH, une PME de 600 salariés (100 millions d’euros de chiffre d’affaires) spécialisée dans les appareillages de sécurité électrique, et qui exporte 50% de sa production. « Nous incitons sans cesse nos 100 ingénieurs à participer aux travaux collectifs de rédaction des normes. Ainsi, nous connaissons à l’avance la demande du marché et la position des concurrents. Et c’est rentable ! »

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