Challenges: Pourquoi la France n’est plus vue comme une grande puissance

Edouard Lecerf, directeur général de TNS Sofres, décrypte la dégradation de l’image de la France à l’étranger qui a débuté bien avant les échanges musclés entre Arnaud Montebourg et Maurice Taylor.

Le french bashing est de nouveau à l’honneur depuis une semaine, avec les propos très peu diplomatiques tenus par Maurice Taylor, PDG de Titan, ancien potentiel repreneur de l’usine Goodyear d’Amiens-Nord. Mais est-ce le simple coup de gueule d’un patron un peu voyou ou bien le reflet d’une tendance de fond ?

A en croire L’état de l’opinion 2013 de TNS Sofres (éditions du Seuil), l’image de la France est en déclin dans le monde, à l’image de son poids économique international. Si l’Hexagone garde la cote, c’est plus en raison de son image passée que de la puissance réelle qu’elle dégage encore aujourd’hui. « La France est appréciée pour ce qu’elle fut, pas pour ce qu’elle est ; pour ce qu’elle symbolise, et non pour ce qu’elle fait ; pour ses invariants et non pour ses ambitions« , écrit Christophe Barbier dans le chapitre consacré à l’image de la France.

En Allemagne et au Royaume-Uni ceux qui croient que la France est entre le 10e et le 15e rang mondial sont plus nombreux que ceux qui la voient dans les 5 premières puissances. Pour Edouard Lecerf, directeur général de TNS Sofres, « les Anglais ont toujours eu un regard critique et aime appuyer là où ça fait mal. Le french bashing est quelque chose de traditionnel dans les médias anglais, en tout cas, cela a une influence sur les populations« . Pour information, la France occupe encore le 5e rang mondial des puissances en fonction de son PIB (derrière Les Etats-Unis, la Chine, le Japon et l’Allemagne), selon les données du FMI.

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