Challenges: « Le pari fou de la Zoé de Renault »

Son premier modèle grand public purement électrique doit poser le constructeur en leader d’un marché… qui n’existe guère. Zoé est une missionnaire formatée pour créer la demande.

Elle est à peine arrivée dans les concessions que déjà un film chante ses louanges. Elle? La Zoé. La nouvelle voiture électrique de Renault est, aux côtés de Vincent Perez et Jacques Weber, la vedette d’Un prince (presque) charmant, une comédie de Philippe Lellouche produite par Luc Besson, en salles depuis le 9 janvier. Cinq semaines plus tôt, elle paradait sur les Champs-Elysées avec l’actrice Diane Kruger venue lancer les illuminations de Noël. Début novembre, elle triomphait au Future Car Challenge, course reliant Brighton à Londres. « Rarement lancement de voiture aura été aussi anticipé, confie Emmanuel Bouvier, directeur marketing des véhicules électriques chez Renault. Sur le Net, on y travaille depuis deux ans et demi. »

Quatrième voiture électrique du constructeur français, cette citadine de 4,08 mètres de long est le premier modèle à viser clairement le grand public. Rien à voir avec Kangoo électrique et Fluence électrique, simples resucées de modèles thermiques. Ou avec la minuscule Twizy, un quadricycle lancé début 2012, dont les ventes ne sont pas recensées dans les statistiques automobiles.

Zoé est une voiture zéro émission conçue dès le départ comme telle. Développée à Flins, sur la même ligne d’assemblage que la Clio (capacité de production: 150.000 véhicules), elle dispose d’un budget comparable à celui d’une grande série, environ 500 millions d’euros. Ses objectifs de vente sont élevés: des dizaines de milliers d’unités chaque année. Les clients mordront-ils à l’hameçon? Les premiers pas de cette citadine quatre portes sont scrutés par toute l’industrie. Sa réussite, ou son échec, influera sur les décisions à venir dans tout le secteur. Zoé est une missionnaire. Elle doit montrer qu’il existe un marché, que la voiture électrique n’est pas qu’une fanfreluche pour bobos écolos. Pour Renault, elle doit être le révélateur qu’il attend depuis des années. Celui qui valide sa stratégie.

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