Atlantico: « La France pourra-t-elle longtemps rester dans le top 10 des pays destinataires d’investissements étrangers en étant le 169ème en termes d’attractivité fiscale ? »

Selon une étude réalisée par le cabinet PricewaterhouseCooppers et publiée cette semaine, la France se situe au 169e rang mondial en termes d’attractivité fiscale pour les entreprises. Le tout, sur un total de 185 pays étudiés.

Selon une étude réalisée par le cabinet PricewaterhouseCooppers (PwC) et la Banque mondiale, la France se révèle, cette année encore, très peu attractive fiscalement pour les entreprises. Le taux de prélèvements y atteint 66 % pour l’année 2012, soit 1,5 fois la moyenne des autres pays européens. Cette faiblesse de compétitivité sur le plan fiscal ne fait que s’ajouter à la longue liste des raisons qui écartent peu à peu la France des destinations les plus attractives pour les investisseurs étrangers. Pour preuve, le mois dernier, dans une interview au Figaro, Nani Beccalli, à la tête des activités européennes du conglomérat américain, General Electric, a souligné « les signaux négatifs » que la France leur envoyait désormais.

Un changement de perception de la France

Des propos qui contrastent fortement avec ceux tenus l’année dernière par le PDG de General Electric Infrastructures, cité dans le rapport 2011 de l’Agence française pour les investissements étrangers (AFII) « La France a des qualités formidables […] avec notamment un système éducatif exceptionnel, une attention particulière portée à l’investissement et au développement de nouvelles technologies, ainsi que la création d’un cadre permettant aux entreprises d’être compétitives à un niveau mondial… »

Il faudrait être très culotté pour dire que ce changement de perception des dirigeants d’entreprise provient de la seule arrivée de François Hollande aux manettes du pays. Et bien nous le serons. Il semble bien que les mesures prises jusqu’à présent et l’absence de réformes pourtant attendues ont conduit à une dégradation de l’attractivité de la France sur ces six derniers mois.

La France, un pays ouvert sur le monde

Bien que certains de ses ministres croient en un destin autarcique, la France est prise dans les rets de la mondialisation. Les entreprises étrangères implantées en France sont des acteurs dynamiques de l’économie française. En direct ou via leurs filiales, elles emploient plus de deux millions de salariés dans notre pays, y réalisant 20 % de la recherche et développement privée.

Plus important encore, elles sont à l’origine de plus d’un tiers des exportations françaises car elles opèrent plus souvent dans l’industrie, secteur où les entreprises françaises présentent des faiblesses évidentes. General Electric, par exemple, emploie 11 000 salariés en France et exporte entre 70 à 95% de sa production française en fonction des métiers.

Un manque structurel d’attractivité

La perte d’attractivité de la France dans le domaine des investissements directs à l’étranger (IDE) a été confirmée lors de l’année 2011 qui a marqué le plus faible volume de création d’emplois par des investisseurs étrangers depuis 2003. Au niveau du classement mondial des IDE, la France est passé entre 2010 et 2011, de la 4ème à la 10ème place, cédant 30% en valeur. Les projets de création se révèlent de plus en plus faibles, 46% en 2011 contre 56% sur les quatre dernières années, et laissent place à des projets d’extension. A l’horizon 2014, la CNUCED dans son dernier rapport considère même que la France sera éjectée hors du top 10 où l’Allemagne et le Royaume-Uni, que nous dépassions il y a encore trois ans, conserveront les 7ème et 8ème places.

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